Une vocation inspirée par l’expérience: le parcours d’Émilie Marsolais en acupuncture 

Le Cégep de Rosemont a rencontré Émilie Marsolais, étudiante en Acupuncture. Inspirée par sa propre expérience avec cette approche et animée par le désir d’aider les autres, elle nous parle de son parcours, de la Clinique-école du Cégep et des projets qui l’attendent après l’obtention de son diplôme.


Quels étaient tes intérêts avant de t’inscrire au programme?

Avant de m’inscrire au programme d’Acupuncture, je travaillais comme technicienne en imagerie médicale à l’hôpital. Comme je suis moi-même atteinte d’une condition de santé, j’ai eu recours à l’acupuncture et cette approche a été très bénéfique pour moi. Cette expérience a éveillé ma curiosité et m’a donné envie d’en apprendre davantage sur cette pratique.

J’ai donc commencé à faire des recherches, à lire sur le sujet et à mieux comprendre ce qu’était l’acupuncture. Plus j’en apprenais, plus mon intérêt grandissait. J’ai finalement décidé de faire une demande d’admission au programme et j’ai été acceptée.

Qu’est-ce qui t’a motivée à choisir l’acupuncture?

J’avais deux motivations principales. D’abord, comme je suis déjà une professionnelle de la santé, il était important pour moi de poursuivre dans un domaine connexe.

Ensuite, ma fille vit elle aussi avec une condition de santé qui demande beaucoup d’accompagnement. Au fil des années, nous avons consulté différents professionnels en approches complémentaires qui ont été très bénéfiques pour elle. Toutefois, je n’ai jamais trouvé d’acupuncteur avec qui elle réussissait vraiment à créer un lien.

Je me suis alors dit que j’aimerais devenir cette personne pour d’autres enfants. Mon expérience personnelle avec l’acupuncture, combinée à celle vécue avec ma fille, a confirmé mon désir de me former dans ce domaine.

Quels sont tes projets après tes études en acupuncture?

Dans cinq ans, je me vois à la tête d’une clinique de soins alternatifs. J’aimerais accompagner des enfants vivant avec différents défis en santé mentale, notamment le TDAH, l’anxiété ou d’autres formes de neurodivergence. C’est une clientèle qui me touche particulièrement.

Mon objectif serait d’offrir des soins à ces enfants ainsi qu’à leurs familles, idéalement sur la Rive-Nord de Montréal.

Comment le programme t’a-t-il préparée à réaliser ce projet?

Le programme d’Acupuncture m’a super bien préparée à pouvoir faire de belles journées en clinique. Les enseignants s’assurent que nous ayons tous les outils nécessaires pour bien prendre en charge les patients, faire une bonne évaluation de leur état et déterminer les interventions appropriées pour les aider.

Les journées en clinique sont très pertinentes, parce qu’elles nous préparent à la réalité du travail. Elles nous permettent d’acquérir de l’expérience tout en apprenant à bien gérer notre pratique.

Le programme est aussi très bien structuré, notamment grâce au stage final. Le stage II est très représentatif de ce que sera la pratique par la suite. On y découvre différentes raisons de consultation et une grande variété de problématiques de santé. Cela nous permet de développer nos connaissances et d’avoir une vue d’ensemble de ce que l’on pourra rencontrer dans notre future profession.

Qu’apprend-on concrètement dans le programme d’acupuncture?

L’objectif du programme d’Acupuncture est de nous permettre, à la fin de nos études, de prendre en charge un patient de façon globale. Pour y arriver, on apprend autant des notions de médecine occidentale que de médecine traditionnelle chinoise.

On développe aussi notre capacité à reconnaître des situations qui demandent une intervention urgente et à orienter les patients vers le bon professionnel lorsque c’est nécessaire, que ce soit un médecin, un physiothérapeute ou un autre spécialiste.

On suit notamment des cours d’anatomie qui nous permettent de bien comprendre le fonctionnement du corps humain. Nous avons également des cours de dépistage et d’urgence où l’on apprend à reconnaître différentes situations et raisons de consultation qui peuvent nécessiter une prise en charge rapide.

Après, bien évidemment, on a tous les cours liés à la médecine traditionnelle chinoise, que ce soit d’apprendre la dynamique au niveau du corps en lien avec la façon dont la médecine chinoise est réfléchie.

Y a-t-il un aspect du programme ou un stage qui t’a particulièrement marquée?

Dans le cadre du stage final, il est possible de choisir une orientation qui correspond davantage à nos intérêts. Pour ma part, j’ai choisi la pédiatrie.

J’effectue notamment une journée de stage dans un centre communautaire pédiatrique social, où nous prenons en charge des enfants. Comme il s’agit d’un service gratuit, les jeunes patients peuvent recevoir des traitements adaptés à leurs besoins.

Ce que j’aime particulièrement du programme d’Acupuncture, c’est la vision holistique de la médecine traditionnelle chinoise. Le fait de pouvoir aider les gens d’une manière alternative à la médecine moderne était très important pour moi. C’est d’ailleurs ce qui m’a attirée vers l’acupuncture dès le départ.

Comment décrirais-tu les enseignantes et enseignants du programme?

Les enseignants du programme d’Acupuncture, ils sont tous extraordinaires, ils sont très qualifiés et très compétents. Ils possèdent une grande expertise et beaucoup de connaissances, notamment parce que la médecine traditionnelle chinoise et l’acupuncture couvrent un vaste champ de pratique.

Ils savent bien cibler ce qui est important afin que nous soyons prêts une fois diplômés. Ils sont aussi très dynamiques et proposent plusieurs activités d’apprentissage tout au long du programme.

Lorsque nous arrivons en stage, ils nous accompagnent de près et nous guident dans le développement d’une prise en charge du patient qui soit adéquate et complète.

Y a-t-il des enseignants qui ont particulièrement marqué ton parcours?

Plusieurs enseignants ont marqué mon parcours, autant dans les cours théoriques que dans les cours pratiques. Ils ont tous leurs qualités et leur propre façon d’enseigner.

J’avoue que mes enseignants de stage occupent une place particulière. Même lorsque j’aurai terminé mes études, je pense que je vais garder contact avec eux. Ce sont des mentors que je vais conserver dans ma vie.

Comment décrirais-tu l’ambiance entre les étudiants du programme?

Entre les étudiants, nous sommes très tissés serrés. C’est un programme qui demande beaucoup de détermination et de persévérance, alors lorsque nous avons des questions, nous nous entraidons beaucoup.

Parfois, un étudiant trouve une bonne façon de retenir une notion ou de comprendre un concept, puis il la partage avec les autres. Il y a donc beaucoup de collaboration au sein de la cohorte.

Évidemment, nous sommes tous liés par la même passion qui est l’acupuncture.

Comment décrirais-tu l’ambiance au Cégep de Rosemont?

L’ambiance au Cégep de Rosemont est très conviviale. C’est très rassurant d’être entre ces murs.

J’ai passé beaucoup de temps à la bibliothèque. Il y a beaucoup de choix de livres, ce qui est très aidant pour étudier.

J’aime beaucoup aussi le café étudiant. Entre mes cours, j’allais souvent me chercher un petit sandwich, prendre un café et réviser mes notes.

J’aime aussi la cour intérieure l’été, où il y a de belles tables à pique-nique pour s’installer au soleil et prendre l’air. Même autour du cégep, il y a une piste où j’allais parfois faire du jogging entre mes cours.

C’est une ambiance qui est très agréable et très conviviale.

Comment se déroule le stage final en acupuncture?

Le stage final, soit le stage II, est très représentatif d’une journée en clinique telle qu’on pourrait la vivre dans la pratique.

Concrètement, nous accueillons d’abord un patient et nous réalisons une rencontre afin de recueillir l’information nécessaire à sa prise en charge. Ensuite, onous rencontrons notre enseignant ou notre enseignante dans une salle de discussion pour échanger sur l’évaluation du patient.

Une fois cette étape complétée, nous procèdons à la prise en charge en acupuncture. Nous installons le patient confortablement, nous effectuons le traitement, puis on prévoit le temps nécessaire pour que celui-ci se déroule. Après le traitement, on retire les aiguilles et on accompagne le patient jusqu’à la sortie.

Habituellement, nous essayons de prendre en charge un patient par heure. L’objectif est de reproduire le plus fidèlement possible le rythme et le fonctionnement d’une clinique afin d’être prêts à exercer une fois diplômés.

Tout au long du stage, nous sommes accompagnés par un enseignant ou une enseignante qui supervise notre travail, s’assure que tout est en ordre et demeure disponible pour répondre à nos questions lorsque nous en avons besoin.

Quels types de stages et d’expériences pratiques sont offerts dans le programme?

Lorsque nous sommes finissants et que nous réalisons notre deuxième stage, nous avons des journées à la clinique-école du Cégep de Rosemont. Cette clinique a été mise en place spécialement pour permettre aux étudiants de développer leur pratique dans un contexte réel.

Nous avons également une journée de stage à l’extérieur. Il s’agit d’un choix individuel, ce qui permet à chacun de sélectionner un milieu qui correspond davantage à ses intérêts.

Par exemple, il est possible d’effectuer un stage en pédiatrie. Pour ma part, c’est cette option que j’ai choisie. D’autres étudiants ont réalisé leur stage dans une résidence pour personnes âgées ou encore dans un milieu lié à l’oncologie en collaboration avec l’hôpital.

Il existe aussi plusieurs milieux en acupuncture sociale. Dans ces contextes, les patients reçoivent leurs traitements en groupe, installés dans des chaises zéro gravité.

Comment fonctionne la clinique-école du programme d’acupuncture?

Les finissants du programme d’Acupuncture prennent part aux activités de la clinique-école, qui est située directement au Cégep de Rosemont. La clinique est ouverte au public et accueille des personnes consultant pour différents motifs.

Les patients peuvent prendre rendez-vous directement sur la page Web de la clinique-école, où l’on retrouve également les horaires et les tarifs. Lors de leur arrivée, ils sont accueillis dans une entrée indépendante de celle du Cégep avant d’être pris en charge par un étudiant.

La clinique comprend plusieurs espaces de traitement. Les consultations se déroulent dans des locaux séparés par des rideaux afin d’assurer le bon déroulement des soins. Un consentement de confidentialité est également signé et les règles de confidentialité sont respectées tout au long de la prise en charge.

C’est vraiment une belle prise en charge qui est effectuée.

Quel conseil donnerais-tu à une personne qui souhaite s’inscrire au programme?

Pour réussir dans le programme d’Acupuncture, il faut avant tout avoir une motivation profonde. C’est un programme qui demande beaucoup d’investissement. Il est très chargé, mais aussi très intéressant, stimulant et motivant.

Je pense qu’il faut faire preuve de détermination et de persévérance. Avoir un bon sens de l’organisation est également un atout important. Dans mon cas, j’ai deux enfants, j’habite sur la Rive-Nord et je fais beaucoup de déplacements. Ça demande donc une bonne gestion du temps et un horaire bien planifié.

Pour moi, la détermination, la persévérance et l’organisation sont les principales qualités qui permettent de réussir dans le programme d’Acupuncture.

Partager l'article
Fondé en 1968, le Cégep de Rosemont a pour mission de former des citoyens engagés. Reconnu comme un milieu humain et inclusif, l’établissement propose une carte de programmes complète offrant des parcours adaptés aux besoins d’aujourd’hui.
Tu aimeras aussi

S'abonner à l'infolettre