Le Cégep de Rosemont a rencontré Marie-Ève, une diplômée du programme Techniques de recherche et de gestion de données, afin qu’elle puisse témoigner de son expérience. Découvre son parcours et ce qu’elle retient de son passage au cégep.
Qu’est-ce qui t’a amenée à t’inscrire en Techniques de recherche et de gestion de données?
Je me considère comme une personne assez curieuse dans la vie. J’ai toujours eu cette curiosité en moi et je me suis beaucoup intéressée aux phénomènes sociaux. C’est quelque chose qui correspondait à mes intérêts et à ma curiosité face au monde qui m’entoure.
Je finissais mon DEC en Sciences humaines et je me suis questionnée sur ce que je voulais faire après. J’ai commencé à chercher des programmes. On m’a parlé de la technique en recherche et de gestion de données.
Quand j’ai vu la description du programme sur le site Internet du Cégep, j’ai su que ça rejoignait mes intérêts. J’ai décidé de foncer et de m’inscrire dans le programme.
En plus, vu que j’avais déjà un DEC, j’ai pu faire la version accélérée du programme, ce qui veut dire que j’avais seulement des cours du programme et non les cours de base qui ont été crédités. Donc, ça m’a permis de faire mon DEC en Recherche et gestion de données en deux ans au lieu de trois ans.
Comment décrirais-tu le Cégep de Rosemont?
Je suis contente de m’être inscrite au Cégep de Rosemont. C’est un cégep très accueillant, très ouvert et qui te prépare bien à la vie après le cégep, soit pour le milieu du travail ou pour ton passage à l’université.
Grâce à ma formation, j’ai pu avoir un emploi dans le domaine qui m’intéresse en plus d’aller à l’université. Le Cégep de Rosemont a une entente avec l’UQAM et son programme de sociologie. L’université reconnait certains de mes cours que j’ai réussis au Cégep.
Qu’est-ce qu’on apprend en Techniques de recherche et de gestion de données?
Le programme nous apprend les techniques pour collecter les informations, les données. Il nous apprend à analyser ces informations et à les vulgariser pour pouvoir comprendre l’information derrière les chiffres. Pour une entreprise, ça va beaucoup l’aider pour sa prise de décisions. Quelle décision prendre? Vers quel angle se positionner? Les données permettent d’apprendre beaucoup sur un phénomène. Il y a autant les chiffres que les mots qui peuvent porter une signification et un message.
La technique utilise une méthode d’apprentissage que je dirais appliquée. On va te donner beaucoup de projets à faire pour apprendre les diverses méthodes dans la recherche.
Par exemple, on a fait un projet avec la Fondation de la BAnQ, dans lequel on l’aidait à répondre à une question. En fait, elle voulait connaitre les intérêts des personnes abonnées à la Fondation de la BAnQ. Elle voulait avoir un portrait de ses abonnés pour lui permettre d’offrir des activités qui rejoignent les intérêts de ses abonnés.
On a fait un questionnaire qu’on a envoyé par l’infolettre [de la Fondation de la BAnQ]. Par après, on a recueilli toutes les réponses des répondants, puis on les a traitées, analysées et représentées avec des graphiques pour les présenter justement à notre client.
Il y a eu plusieurs constats qui ont été faits avec toutes les informations qu’on a recueillies, puis ça a vraiment aidé les clients à la Fondation à avoir une idée d’ensemble.
Comment décrirais-tu tes enseignantes et enseignants?
Les professeurs sont assez chaleureux. Ils t’apprennent de manière très adaptée, humaine. Ça aide à apprendre davantage.
Ils vont s’adapter un peu à toi. Ils vont apprendre à te connaitre. Ils vont savoir tes faiblesses, tes forces. Ils vont vraiment t’aider pour que tu deviennes encore meilleur.
As-tu été marquée par un enseignant ou une enseignante?
Oui, j’ai été marqué par Frank Aurelien Tchokouagueu. C’est avec lui qu’on a fait un grand projet sur l’immigration des femmes ayant immigré aux États-Unis par le mariage.
Avec deux autres de mes collègues de classe, on a eu beaucoup de soutien des professeurs pour nous aider à accomplir le projet et nous permettre de voyager au Portugal.
Peux-tu parler davantage de ce voyage au Portugal?
La conférence à laquelle notre prof nous proposait de s’inscrire, c’était une conférence de démographie qui se déroulait à Aveiro, au Portugal.
Pour s’inscrire, on devait présenter notre projet, et il a été accepté. Les professeurs nous ont aidées à trouver le financement pour faire le voyage. On a reçu une bourse du FRQ, des bourses de la Fondation du Cégep aussi. Cela nous a beaucoup soutenus pour réaliser ce voyage.
Qu’as-tu le plus aimé de ton parcours au Cégep de Rosemont et du programme Techniques de recherche et de gestion de données?
On est une petite technique, puis ça, j’ai beaucoup apprécié. Ça aide vraiment à faire des liens entre les étudiants.
Puis, il y avait aussi un très grand altruisme, une très grande collaboration entre nous. C’est quelque chose qui m’a extrêmement marquée. Pour les examens, je me souviens une fois, on était tous dans un local à réviser la veille de l’examen pour être prêts. Donc, les uns et les autres, on répondait aux questions de chacun, puis on essayait de s’aider entre nous pour passer l’examen.
Comment décrirais-tu l’ambiance dans le programme?
Dans le programme, puis au cégep, c’est vraiment une ambiance décontractée, légère, puis dynamique aussi.
On t’apprend. Ce n’est pas ennuyant. Tu ne manques pas de contenu à apprendre. On te pousse vraiment à ton maximum.
C’est très chaleureux. Les professeurs et les étudiants, on est assez proches. Il y a beaucoup de discussions. Tu peux vraiment poser des questions, que ça soit pour après le cégep ou pour les contenus du cours. Il y a toujours une grande présence pour répondre à tes questions.
Que fais-tu maintenant que tu es diplômée du programme?
Après Techniques de recherche et de gestion de données, j’ai continué à l’université au baccalauréat en sociologie.
J’ai pu entrer au bac avec la passerelle, une entente qui existe entre le Cégep de Rosemont et le département de sociologie de l’UQAM. Je me suis fait reconnaitre huit cours, ce qui équivaut à environ un an d’études à l’université. Donc, ça valait vraiment la peine!
Est-ce que tu as obtenu un emploi dans le domaine parallèlement à tes études?
À côté de mes études [universitaires], je suis aussi technicienne de recherche psychosociale au gouvernement. Je travaille en santé au travail pour le territoire de la Montérégie.
Mes tâches consistent à soutenir [mon équipe] avec l’entrée d’informations et la recherche d’information aussi grâce à des logiciels comme ACCESS. J’aide aussi quand il y a des questionnaires à faire et pour la visualisation des résultats.
Est-ce que la technique t’a bien préparée pour le marché du travail?
La technique en Recherche et gestion de données m’a beaucoup aidée pour mon travail.
Elle m’a appris les bases pour les logiciels qui sont utilisés. Par exemple, ACCESS, c’est un logiciel que j’utilise beaucoup dans les tâches de mon travail. Donc, la technique m’a appris à savoir comment marche ACCESS. Comment faire des requêtes, comment sortir l’information. Ça a été un élément très significatif et très important dans mon job.
Après la technique, on peut directement aller sur le marché de l’emploi et les possibilités sont très vastes, ce qui est un grand avantage de la technique, parce que les organismes et les entreprises ont besoin d’informations.
Cette information-là, on a appris à la traiter, à la vulgariser, à la collecter. Donc, c’est un domaine très recherché par après.
Tu peux te diriger dans les centres de recherche et aider les chercheurs dans leurs projets.
Tu peux aussi aller dans les agences de marketing ou au gouvernement, comme j’ai fait.