Le programme Techniques de recherche et de gestion de données est idéal pour les personnes qui aiment comprendre les phénomènes sociaux, remettre en question les idées préconçues et trouver des solutions.
Sur le marché du travail, on apprécie des techniciennes et des techniciens en recherche et gestion de données leur esprit vif, leur polyvalence, leur créativité, leur rigueur et leur apport unique au sein des équipes de travail.
Une profession en trois grandes étapes
Le travail en recherche et gestion des données s’articule autour de trois grandes étapes : la collecte des données, l’analyse complète des informations recueillies et la présentation efficace et adaptée des résultats.
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie?
1. La collecte des données
À l’aide de différents outils et techniques de collecte, les techniciens en recherche et gestion de données récupèrent et rassemblent toutes les informations qui serviront à développer des connaissances dans différents domaines (santé publique, marketing, intelligence d’affaires, recherche sociale, environnement et développement durable, grands médias, etc.). Ils réalisent des sondages, effectuent des entrevues, fouillent des rapports, trouvent des informations sur le Web, extraient des données avec des logiciels. Nos sources de renseignements sont donc multiples : questionnaires, entrevues, données Web, etc.
Quelques exemples…
«Je travaille comme technicienne en recherche et gestion de données dans un cégep et j’ai été invitée à construire un questionnaire pour interroger des étudiants sur leur appréciation de leur expérience collégiale. Le projet a mené à des recommandations qui permettront d’améliorer les services aux élèves!»
«Mon équipe de recherche travaille sur les enjeux de pauvretés des familles montréalaises. J’ai participé à l’élaboration du projet en effectuant une recherche documentaire sur le sujet.»
«Mon entreprise œuvre dans le divertissement (radio, télévision, podcast et web) et je suis impliqué dans la collecte d’informations sur les données d’auditoire et le nombre de clics.»
2. L’analyse des données
Les techniciens en recherche et gestion de données ont en main une tonne de données intéressantes. Pour les comprendre et évaluer leur pertinence, ils doivent les organiser, les valider, les analyser et les interpréter de manière rigoureuse.
Ils analysent autant les chiffres que les mots inclus dans les données. Ils cherchent le sens, l’histoire cachée dans ces chiffres et ces mots. Tu utiliseras des logiciels spécialisés, tels SPSS, Nvivo et plusieurs autres, dans un environnement technologique innovant.
Quelques exemples…
«La banque pour laquelle je travaille offre différents produits à ses clients (assurances, produits financiers, etc.). Mon travail consiste à produire des statistiques pour comprendre les comportements de consommation de ces clients.»
«J’adore analyser ce que les personnes me confient en entrevues. Par exemple, dans un projet récent, j’ai utilisé un logiciel d’analyse qualitative pour creuser les thèmes qui ressortaient des propos de dirigeants d’entreprise en développement durable.»
3. La vulgarisation des données
Les résultats de recherche sont éloquents. Les techniciens en recherche et gestion de données doivent les communiquer aux requérants de façon à ce que tout soit clair, concis et révélateur. Pour ce faire, ils réalisent des graphiques, produisent des tableaux de bord et participent à l’élaboration de rapports de recherche. Ils utilisent donc différents formats (rapports, vulgarisation web, animations graphiques, etc.) selon les personnes à qui ils s’adressent et les besoins exprimés.
Les résultats présentés permettent aux entreprises et organisations de prendre des décisions éclairées, basées sur les faits.
Quelques exemples…
«La firme pour laquelle je travaille a mené une vaste étude sur l’évolution du recours au numérique dans les PME québécoises. J’ai pu contribuer à la rédaction du rapport en rédigeant les textes visant à expliquer les tableaux et les graphiques que j’ai produits à la suite de l’analyse des données d’enquête.»
«Quand nous avons terminé la recherche sur le rapport au diagnostic en santé mentale, nous avons produit une affiche scientifique qui visait à expliquer les résultats de la recherche à la population.»
«C’est super collecter et analyser des données. Mais on ne veut pas que ça reste sur les tablettes! Dans le cadre de mon travail, j’ai produit des capsules web qui visaient à présenter les résultats d’une étude sur une nouvelle initiative en développement durable. J’en suis bien fière!»