Pourquoi choisir l’inhalothérapie? Comment se déroule la formation et à quoi ressemblent les stages?

À quelques semaines de terminer son parcours au Cégep de Rosemont, Camille, étudiante en Techniques d’inhalothérapie, revient sur son choix de carrière, son expérience dans le programme et son intégration au CHUM. Elle nous parle également des stages, de l’ambiance du cégep et des enseignants qui l’ont marquée.


Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir inhalothérapeute?

J’ai toujours voulu travailler en santé depuis que j’ai commencé mes cours de biologie au secondaire. Je savais que je voulais travailler dans un milieu qui prend en charge le cœur, les poumons et tout ce qui touche au corps humain. J’aimais beaucoup ça, puis aider les autres aussi.

J’ai fait mes recherches. J’ai un oncle urgentologue qui connaissait la profession et ma famille m’a beaucoup aidée. C’est finalement ma tante qui m’a envoyé le programme d’inhalothérapie et ça m’a vraiment intéressée.

J’aimais le fait que ce soit une technique, que ce soit concret. Ma mère a aussi fait une technique et elle m’a vraiment encouragée en me disant que ça allait être super. C’est comme ça que je suis arrivée en inhalothérapie.

Pourquoi avoir choisi le Cégep de Rosemont?

C’était le cégep qui était le plus proche de chez moi et il est reconnu pour son programme. Je pense qu’on a été les premiers à offrir la formation et c’est celui qui la donne depuis le plus longtemps. Il y a toute l’expertise.

Aujourd’hui, je peux confirmer que c’était le bon choix. On est vraiment spécialisés ici et outillés pour les apprentissages. Ce n’est pas pour rien qu’on a autant de mannequins. On vient même de recevoir une nouvelle table d’anesthésie.

Les profs essaient vraiment de rester à l’affût des nouveautés. Ils visitent les centres hospitaliers, adaptent leur contenu et leur matériel pour représenter le plus possible la réalité des hôpitaux. Moi, j’arrive à l’hôpital et je travaille avec les mêmes équipements que ceux sur lesquels je me suis exercée pendant trois ans.

Qu’est-ce que tu aimes le plus du programme?

Ce que j’aime le plus, c’est à quel point c’est concret. On a des laboratoires, de super beaux locaux et plein d’occasions de pratiquer.

Mon cours préféré a été le cours de ventilation. On apprend comment fonctionnent les respirateurs et quels paramètres modifier pour s’adapter aux patients et à chaque pathologie.

C’est vraiment comprendre comment prendre en charge la respiration d’un patient. Par exemple, lorsqu’une personne ne peut plus respirer seule et doit être intubée, on apprend quelle est la meilleure stratégie pour protéger ses poumons, maintenir de bons échanges gazeux et assurer un bon apport en oxygène. Chaque action a une conséquence et on apprend à tout manipuler adéquatement.

Comment décrirais-tu les enseignants?

Comme partout, il y a des professeurs avec qui on a plus d’affinités, mais je trouve qu’ils sont vraiment portés vers nous et vers nos apprentissages.

Ce sont tous des inhalothérapeutes ou d’anciens inhalothérapeutes. Chacun a sa spécialité: la pédiatrie, la ventilation, les soins à domicile, entre autres. Cette diversité est vraiment intéressante.

Ma professeure de ventilation, Nancy Breton, m’a marquée. Elle expliquait vraiment bien et je vois encore aujourd’hui l’impact de ses enseignements dans mes stages.

Christopher Dubuc aussi est un excellent enseignant. Il nous pousse à aller loin pour qu’on soit les meilleurs possible sur le terrain. Je trouve que tous les professeurs ont cette volonté de nous amener à notre plein potentiel.

À quoi ressemblent les stages et l’expérience de travail pendant les études?

Le programme permet de s’intégrer progressivement à la profession. En première année, on peut travailler comme aide de service. En deuxième année, on peut devenir externe et commencer à voir des patients plus stables.

À l’externat, on s’assure que les traitements sont donnés, que l’oxygénation est adéquate et que les patients reçoivent les soins dont ils ont besoin. On travaille en équipe avec les inhalothérapeutes.

Pour moi, ça s’est super bien passé. Je travaille déjà au CHUM comme externe et j’y fais aussi mes stages. Ça m’a permis de créer un lien de confiance avec l’équipe.

La troisième année est composée principalement de stages. On passe par les soins intensifs, l’anesthésie, la pédiatrie, l’urgence et les tests de fonction pulmonaire. On pratique constamment et les professeurs viennent nous voir dans les milieux pour nous accompagner et s’assurer qu’on évolue bien.

C’est une grosse année, mais c’est super stimulant et gratifiant. On voit vraiment notre progression.

Quels sont tes projets après l’obtention de ton diplôme?

Il me reste environ dix semaines de stage et mon examen final.

Je travaille déjà au CHUM, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal, comme externe. C’est vraiment le fun que le programme nous offre la possibilité d’intégrer tranquillement la profession. Comme externe, tu commences à voir des patients et tu es capable de donner les traitements nécessaires.

Pour la suite, je suis déjà engagée au CHUM, à condition de réussir les dernières étapes de ma formation. Mon plan est de commencer ma carrière dans un environnement que je connais déjà et où je suis confortable.

Plus tard, selon l’endroit où je déciderai de m’installer, je verrai. Pour l’instant, je trouve que c’est rassurant de commencer dans un milieu où je suis déjà intégrée.

Comment décrirais-tu l’ambiance au Cégep de Rosemont?

On est vraiment bien ici. J’aime le fait d’étudier à Montréal, d’avoir accès à plein de choses et de pouvoir profiter d’une vie étudiante active.

Le cégep est diversifié et il y a beaucoup de ressources pour les étudiants. On a le café étudiant, le gymnase, plusieurs services d’aide et beaucoup d’activités.

Ce que je retiens surtout, c’est l’esprit de communauté. Dans la technique, on devient très proches. On s’entraide beaucoup et on partage tout ensemble. Je trouve que les gens sont chaleureux et qu’il est facile de créer des liens.

Pour moi, c’est l’un des plus beaux aspects du programme et du cégep.

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Fondé en 1968, le Cégep de Rosemont a pour mission de former des citoyens engagés. Reconnu comme un milieu humain et inclusif, l’établissement propose une carte de programmes complète offrant des parcours adaptés aux besoins d’aujourd’hui.
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