Découvrir sa passion pour l’urbanisme en observant les villes du monde

Après avoir exploré différents chemins, c’est en voyageant que Brendan Perreault a découvert un intérêt qui allait orienter son avenir. Étudiant en Techniques d’aménagement et d’urbanisme, il nous parle de son parcours, de la vie dans le programme et de ce qui l’inspire à poursuivre dans le domaine de l’urbanisme et du transport en commun.


Quels étaient tes intérêts avant de t’inscrire en Techniques d’aménagement et d’urbanisme?

Au départ, j’étais en Sciences humaines dans un autre cégep. J’y ai étudié pendant deux ans et je touchais un peu à tout. Je n’avais pas vraiment d’intérêt précis ni de projet de carrière bien défini. Après ces deux années, j’ai réalisé que je ne me dirigeais pas vers quelque chose qui me passionnait réellement.

J’ai donc pris une année sabbatique pour faire deux voyages. C’est en voyageant que j’ai découvert l’intérêt qui m’a finalement amené vers la technique.

Comment tes voyages t’ont-ils mené vers cette technique?

En voyageant, nous avons visité plusieurs villes. C’est en observant leur aménagement que je me suis dit qu’il serait intéressant de pouvoir apporter certaines de ces idées ici, à Montréal ou ailleurs au Québec.

Comment as-tu découvert le programme Techniques d’aménagement et d’urbanisme?

Au début, je ne connaissais pas la technique offerte au Cégep de Rosemont et je ne savais pas vraiment vers quelle formation me diriger. J’ai fait des recherches et j’ai découvert que le cégep offrait ce programme. Comme j’habite tout près, j’ai vu que c’était une belle opportunité pour moi.

J’ai aussi constaté que le programme offre une entente DEC-BAC à l’Université. J’y ai vu une bonne façon d’acquérir une base solide avant d’envisager éventuellement des études au baccalauréat, voire à la maîtrise.

Quelles possibilités s’offrent à toi après le programme?

Le programme ouvre beaucoup d’opportunités parce qu’il est multidisciplinaire. On n’y fait pas seulement de l’urbanisme. On aborde aussi la construction, l’architecture, les études environnementales ainsi que les aspects socioéconomiques.

Donc, si on ne souhaite pas nécessairement poursuivre en urbanisme, il y a d’autres avenues possibles, notamment en architecture. C’est un programme qui ouvre plusieurs portes.

Après l’obtention du diplôme, il est donc possible d’intégrer directement le marché du travail comme technicien. Par la suite, différentes possibilités d’avancement peuvent aussi s’offrir, notamment dans le domaine de l’urbanisme.

Y a-t-il des cours ou des sujets qui t’intéressent particulièrement dans la technique?

Dans la technique, nous avons beaucoup de cours et plusieurs activités pratiques. Nous allons souvent sur le terrain pour visiter différents lieux sur l’île de Montréal et parfois même à Laval et dans les environs. Comme les déplacements se font en transport en commun, c’est aussi très pratique pour les étudiants.

Ce sont surtout ces cours que j’aime le plus, parce qu’ils nous permettent d’être à l’extérieur plutôt que de toujours être assis à un pupitre. Ça fait changement des cours plus théoriques où l’on reste en classe à écouter et à prendre des notes.

Ces sorties nous permettent aussi d’avoir une autre perspective sur ce que nous étudions. On peut voir concrètement à quoi certains aménagements ressemblent aujourd’hui et imaginer comment ils pourraient évoluer dans cinq, dix ans ou davantage. C’est vraiment ce type de cours que je préfère.

Quels sont les principaux sujets abordés dans le programme?

La technique couvre plusieurs domaines, puisqu’il s’agit d’un programme multidisciplinaire. On y aborde notamment l’urbanisme, l’architecture, la construction, les études environnementales ainsi que les réalités socioéconomiques des milieux que l’on étudie.

On apprend aussi à analyser différents secteurs et à réfléchir à leur développement. Par exemple, on s’intéresse à la population qui y habite, à ses besoins et à ce qui pourrait être mis en place pour améliorer sa qualité de vie. Dans certains cas, on étudie aussi des secteurs industriels et on réfléchit à la façon dont ils peuvent mieux s’intégrer à leur environnement.

Le programme comprend également plusieurs activités pratiques. Le Cégep nous donne accès à des outils que l’on pourra utiliser sur le marché du travail, notamment dans les cours d’arpentage. On apprend à utiliser des GPS et différents instruments de mesure pour relever des données sur le terrain. Ces activités nous permettent de mettre en pratique les notions vues en classe et de mieux comprendre les réalités du métier.

Quelles qualités sont utiles pour réussir dans le programme?

Il y a plusieurs qualités qui peuvent être utiles dans le programme Techniques d’aménagement et d’urbanisme. La créativité en fait partie, notamment parce que certains projets demandent d’imaginer des plans d’aménagement pour différents secteurs. Il faut réfléchir à ce qui pourrait être mis en place, à ce qui fonctionnerait bien et à ce qui améliorerait le milieu.

La patience est aussi importante. Au fil de la formation, on réalise qu’il y a beaucoup de travail à accomplir et plusieurs notions à apprendre. Ce sont donc deux qualités qui peuvent vraiment aider à réussir dans le programme.

Comment décrirais-tu tes enseignantes et enseignants?

Tous les enseignants de la technique sont excellents. Ce ne sont pas seulement des professeurs: ils ont tous travaillé dans le domaine avant d’enseigner. Certains viennent de l’architecture, d’autres de l’urbanisme, de l’arpentage ou encore de la construction.

Ils nous transmettent donc non seulement la matière, mais aussi l’expérience qu’ils ont acquise sur le marché du travail. Ils nous expliquent concrètement comment les choses se passent dans le milieu et nous donnent des conseils basés sur leur propre parcours. Par exemple, l’un de nos enseignants a déjà occupé un poste de direction en urbanisme. Il peut donc nous partager sa vision du métier, nous montrer différentes façons de faire et nous aider à développer de bonnes pratiques.

Les enseignants sont aussi très patients et nous accompagnent dans notre réussite. Comme nous sommes une petite cohorte et qu’il n’y a qu’environ six ou sept professeurs dans le programme, nous développons une relation de proximité avec eux. On finit par bien se connaître et on devient presque comme une petite famille.

Comment décrirais-tu l’ambiance dans le programme?

L’ambiance est vraiment agréable. Comme c’est un petit programme qui compte environ une vingtaine d’étudiants par année, les gens apprennent rapidement à se connaître. En première année, les liens commencent à se créer, mais en deuxième année, tout le monde est généralement assez proche.

Nous avons aussi un local étudiant où la majorité des étudiants se retrouvent pour discuter ou travailler ensemble. C’est un endroit qui favorise les échanges et l’entraide.

Comme l’urbanisme est un domaine où le travail d’équipe occupe une grande place, il n’y a pas vraiment d’esprit de compétition entre les étudiants. Chacun apporte ses idées et son point de vue, puis on les met en commun pour construire quelque chose de plus grand.

Comment décrirais-tu l’ambiance au Cégep de Rosemont?

Le Cégep de Rosemont est très accueillant. Ce n’est pas un très grand cégep, mais il n’est pas petit non plus. J’ai déjà étudié dans un autre cégep qui comptait environ 11 000 étudiants et je n’y avais jamais vraiment ressenti de sentiment d’appartenance.

Ici, au Cégep de Rosemont, c’est différent. Avec les cours de la formation générale, on finit par reconnaître plusieurs personnes dans les corridors. On ne se sent pas comme un numéro parmi la foule.

Le Cégep compte aussi plusieurs lieux où les étudiants peuvent se rassembler. Il y a notamment le café étudiant, un endroit lumineux et accueillant où les gens se retrouvent pour discuter et passer du temps ensemble. La cafétéria est également un lieu de rencontre populaire. Même la bibliothèque offre des espaces où l’on peut travailler en équipe.

Je trouve qu’il est facile de créer des liens et de se sentir à sa place au Cégep de Rosemont.

Quels services et quelles activités sont offerts aux étudiants?

Le Cégep offre beaucoup de services aux étudiants. Il y a notamment le Centre d’aide en français (CAF), qui est gratuit et facilement accessible. C’est une ressource utile pour les étudiants qui souhaitent obtenir du soutien en français.

Il y a aussi des services de tutorat. Dans certains cas, ce sont des étudiants qui accompagnent d’autres étudiants afin de les aider à mieux réussir leurs cours. Le Cégep offre également le Centre d’aide à la réussite et aux apprentissages en philosophie (CARAPH) pour les personnes qui éprouvent des difficultés dans cette matière.

Au-delà des services d’aide, plusieurs activités sont organisées tout au long de l’année. Au début de la session, des activités et des jeux sont proposés à l’extérieur pour permettre aux étudiants de se rassembler. D’autres activités ont également lieu à la fin des sessions.

Le Cégep offre donc plusieurs ressources et activités pour soutenir les étudiants et favoriser leur réussite.

As-tu participé à des activités ou à des projets marquants pendant ton parcours au Cégep?

J’ai participé au voyage Laos-Thaïlande. Nous sommes partis pendant un mois en Asie. Pendant deux semaines, nous avons donné des cours d’anglais à des enfants au Laos.

Même si cette expérience n’était pas directement liée à l’urbanisme, elle nous a permis de découvrir une autre réalité sur les plans socioéconomique et socioculturel. Nous avons pu observer différents modes de vie et mieux comprendre les réalités des communautés locales.

Nous avons aussi passé deux semaines en Thaïlande, notamment à Bangkok. Ce séjour m’a permis de découvrir un autre modèle d’aménagement urbain. Bien sûr, le mode de vie est différent de celui que l’on connaît ici, mais certaines idées ou façons de faire pourraient être adaptées à Montréal ou ailleurs au Québec.

Quels sont tes projets après la technique?

Pour ma part, je m’intéresse particulièrement au transport en commun. Lors de mes voyages, surtout en Europe, j’ai pu découvrir différents modèles et façons d’aménager les réseaux de transport. C’est un domaine qui m’intéresse beaucoup et dans lequel j’aimerais poursuivre mes études.

J’aimerais donc aller à l’Université de Montréal afin d’approfondir mes connaissances. Le baccalauréat en urbanisme m’intéresse particulièrement, notamment parce qu’il permet de développer une meilleure compréhension des enjeux liés à l’aménagement du territoire et aux transports. Par la suite, j’aimerais me spécialiser davantage dans la planification des transports en commun.

C’est un sujet que nous abordons déjà dans certains cours de la technique et j’aimerais continuer à développer cette expertise au cours des prochaines années.

Quel conseil donnerais-tu à une personne qui commence le programme?

Mon conseil serait de ne pas être gêné, surtout lorsqu’il s’agit de partager ses idées. En urbanisme, il n’y a pas une bonne ou une mauvaise façon de voir les choses. Chacun apporte son point de vue et ses idées, puis on les met en commun pour construire quelque chose ensemble.

Je dirais aussi qu’il est important de ne pas rester dans son coin. Il faut parler aux autres étudiants et apprendre à travailler avec eux. Comme le travail d’équipe occupe une place importante dans le programme, les échanges et la collaboration font partie de l’expérience autant que les cours eux-mêmes.

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Fondé en 1968, le Cégep de Rosemont a pour mission de former des citoyens engagés. Reconnu comme un milieu humain et inclusif, l’établissement propose une carte de programmes complète offrant des parcours adaptés aux besoins d’aujourd’hui.
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