Après un premier parcours en arts, Stéphanie a choisi de se réorienter vers les affaires. Aujourd’hui diplômée en Techniques d’administration et de gestion, spécialisation Marketing et gestion de projets, elle revient sur les apprentissages, les projets et les rencontres qui ont marqué son expérience au Cégep de Rosemont.
Qu’est-ce qui t’a amenée à choisir la Techniques d’administration et de gestion?
Mon parcours avant le Cégep de Rosemont a été un peu particulier.
J’ai étudié dans un autre cégep, puis à l’université en histoire de l’art. Mon premier DEC était aussi en arts. À cette époque, j’étais vraiment concentrée sur ce domaine-là.
Puis il y a eu des évènements dans ma vie qui ont fait en sorte que j’ai dû trouver un autre type de travail. Je me suis retrouvée à travailler en administration et j’ai découvert que j’aimais énormément ça.
Ce qui est venu me chercher dans le marketing, c’est que ça me permettait de conserver une partie de ma créativité. C’est un domaine stratégique, mais aussi très humain. J’aimais l’idée de travailler avec les gens, d’aller chercher leurs opinions, de comprendre leurs besoins et d’améliorer certains aspects dans les entreprises.
Pourquoi avoir choisi le Cégep de Rosemont?
J’ai regardé plusieurs programmes d’administration dans différents cégeps.
C’est vraiment la description du programme sur le site du Cégep de Rosemont qui m’a accrochée. Je trouvais que ça avait l’air vivant, convivial et humain.
Je cherchais un programme qui correspondait au milieu dans lequel je voulais travailler, mais aussi une école qui me ressemblait.
Aujourd’hui, à la fin de mon parcours, je me rends compte que je ne me suis absolument pas trompée.
J’ai trouvé une technique humaine. J’ai développé des liens avec mes enseignants, ma cohorte et même avec le personnel du cégep. J’ai trouvé des ressources, du soutien et un environnement qui a vraiment bien répondu à mes attentes.
Qu’apprend-on dans le programme?
Le programme couvre toutes les sphères de l’entreprise.
On apprend les bases de la comptabilité, la préparation de budgets, les prévisions financières et l’analyse de situations financières de façon globale.
On étudie aussi le marketing sous plusieurs formes. On apprend à comprendre le marché, à identifier une clientèle cible, à bâtir des stratégies, à communiquer efficacement et à utiliser les outils du marketing numérique.
On voit également les ressources humaines, le droit des affaires, l’analyse statistique et la gestion de projets.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que tout ce qu’on apprend est utile. Je travaillais déjà en administration pendant mes études et j’ai pu appliquer presque immédiatement les notions vues en classe.
Chaque session, j’ajoutais de nouveaux outils à ma pratique professionnelle. Je n’ai pas vraiment appris quelque chose qui ne m’a jamais servi.
Comment se déroulent les cours?
La technique est vraiment axée sur la pratique.
Oui, il y a de la théorie, mais elle est presque toujours suivie d’applications concrètes.
On travaille régulièrement à partir d’études de cas, de simulations et de mises en situation inspirées du monde du travail.
Par exemple, on peut nous demander d’agir comme consultants pour une entreprise et de recommander une solution à un problème donné.
Même les évaluations prennent souvent cette forme. On doit analyser, résoudre, présenter et défendre nos recommandations.
J’ai particulièrement aimé le cours de management. Chaque semaine, nous recevions un nouveau cas à résoudre. Ce sont des situations réelles que nous devions analyser en appliquant les méthodes apprises dans le cours.
C’est une approche qui nous prépare très bien à la réalité du marché du travail.
Quels aspects du programme t’ont le plus passionnée?
Il y a deux domaines qui arrivent complètement à égalité pour moi: le marketing numérique et la comptabilité.
Le marketing m’a permis de retrouver le côté créatif que j’aimais dans les arts. Créer un site web, concevoir une stratégie ou réfléchir à une campagne, c’est un peu comme créer une œuvre. On cherche à communiquer avec les gens et à les rejoindre.
J’ai réalisé que le marketing était beaucoup plus créatif que ce que j’imaginais.
À l’inverse, la comptabilité m’a surprise. Je ne m’attendais pas du tout à aimer ça autant.
Je sais que ça peut sembler étrange, mais je trouvais ça relaxant. Pour moi, faire de la comptabilité, c’était un peu comme faire un sudoku. Ça me calmait vraiment.
Comment décrirais-tu les enseignants?
Les enseignants de la technique sont extraordinaires.
Ils ont énormément d’expérience et apportent constamment des exemples concrets tirés du marché du travail.
Ils s’intéressent à leurs étudiants et prennent le temps de comprendre nos objectifs, nos intérêts et parfois même nos défis personnels.
Ce qui les distingue, c’est qu’ils ne se limitent pas à transmettre de la matière. Ils cherchent aussi à ce que leurs étudiants soient bien.
Trois enseignants ont particulièrement marqué mon parcours: Myriam Larouche-Tremblay, François Desjardins et Frédérik Boivin.
Au-delà de leurs compétences, ce sont des personnes qui ont été présentes dans les moments difficiles. Comme je vis avec un handicap invisible, j’ai parfois eu besoin d’accommodements et de soutien.
Ils ont toujours été là pour m’aider et me comprendre.
C’est quelque chose de très précieux et qui a fait toute la différence dans mon parcours.
Comment décrirais-tu l’ambiance au Cégep de Rosemont?
De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est au Cégep de Rosemont que j’ai trouvé le plus grand sentiment de communauté.
Je n’ai jamais été aussi proche de ma cohorte, de mes enseignants et même du personnel en général.
Je connaissais les gens par leur prénom. Les agents de sécurité, le personnel de la cafétéria, les bibliothécaires, les concierges, les directions… tout le monde contribuait à rendre l’expérience agréable.
Les gens cherchent réellement à s’entraider.
Dans notre cohorte, personne n’était laissé derrière. On se soutenait, on s’écrivait le soir pour s’aider et les enseignants ont beaucoup contribué à créer cet esprit-là.
J’ai aimé mon programme, mais je pense que ce qui m’a marquée encore davantage, c’est l’expérience humaine.
Tu t’es impliquée dans diverses activités. Peux-tu nous parler d’une expérience marquante?
L’expérience qui m’a le plus marquée est sans doute ma participation à un concours collégial en entrepreneuriat.
Avec mon partenaire, Cédric, nous avons développé un projet appelé Recaps.
L’idée était de concevoir une machine permettant de remplir et de sceller des capsules de café réutilisables afin de réduire les déchets et les coûts liés aux capsules individuelles.
Nous ne nous sommes pas limités à l’idée. Nous avons construit tout le projet: le modèle d’affaires, les stratégies marketing, les besoins financiers, les ressources humaines et même un prototype fonctionnel.
La machine existait réellement.
Cette expérience nous a permis de mettre en pratique tout ce que nous apprenions dans le programme.
Nous avons finalement remporté le concours, ce qui demeure l’une de mes plus grandes fiertés.
Cette réussite a été possible grâce à notre travail, mais aussi grâce à l’accompagnement des enseignants et aux nombreuses ressources offertes par le cégep.
Quels sont tes projets pour la suite?
Je poursuis mes études à l’université en administration.
J’aimerais me spécialiser en implantation de projets dans le domaine de la santé et des services sociaux.
Ce qui m’intéresse, c’est de contribuer à améliorer les services offerts à la population dans un milieu qui demeure profondément humain.
Dans trois à cinq ans, je me vois encore aux études. J’aimerais poursuivre jusqu’à la maîtrise.
Je veux prendre les outils que j’ai acquis à Rosemont et les mettre au service de projets qui auront un impact concret sur les gens.
Et qui sait? Un jour, j’aimerais peut-être revenir enseigner à Rosemont.
Quel conseil donnerais-tu à une future étudiante ou un futur étudiant?
Mon plus grand conseil, c’est de ne pas avoir peur de cogner aux portes.
Il faut parler à ses enseignants, utiliser les ressources disponibles et demander de l’aide lorsqu’on en a besoin.
À Rosemont, les gens sont là pour nous soutenir.
Quand on a besoin d’aide, il ne faut pas hésiter à la demander. C’est ce qui facilite les études et c’est ce qui permet de profiter pleinement de son parcours.
À Rosemont, tout le monde aide.