Fais la différence dans un voyage de coopération internationale!
Dans le cadre d’un projet de coopération internationale, tu pourrais partir avec un groupe d’étudiantes et d’étudiants du Cégep de Rosemont afin de participer à un projet de coopération internationale dans le village de Nathong dans la région de Vang-Vieng, au nord du Laos, afin d’apporter leur soutien à des projets communautaires et éducatifs. Il y a un nouveau voyage chaque année!
Les partenaires de cette aventure sont l’Université nationale du Laos à Vientiane (NUOL) et l’organisation SaeLao, qui a pour objectif d’améliorer les conditions de vie dans les villages de cette région.
De façon plus concrète, à travers ce projet éducatif, les élèves seront amenés à:
- Préparer avant le départ le matériel pédagogique nécessaire à la réalisation du projet;
- Élaborer les leçons en collaboration avec les partenaires sur place;
- Donner des cours d’anglais aux jeunes des deux écoles primaires;
- Encadrer les jeunes enfants dans leurs routines quotidiennes;
- Réaliser et coordonner des activités parascolaires.
Témoignages
Par un janvier glacial, à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, treize étudiants du Cégep de Rosemont s’apprêtent à entreprendre bien plus qu’un simple voyage. Destination : un village hmong du Laos, à l’autre bout de la planète, là où les montagnes se perdent dans la brume et où le temps semble obéir à d’autres lois. Ce qui les attend n’est pas qu’un point sur une carte, mais un rendez-vous avec eux-mêmes.
Le voyage lui-même constitue déjà une épreuve initiatique. 5 heures jusqu’à Vancouver, puis 16h30 suspendus au-dessus du Pacifique jusqu’à Bangkok. Les jambes s’engourdissent, le sommeil devient impossible, les repas servis dans des barquettes en aluminium finissent par tous se ressembler. À Bangkok, nouveau départ vers Vientiane, 1 heure de vol cette fois. Mais l’aventure ne fait que commencer. Il faut encore négocier les routes sinueuses du Laos en bus pendant près de deux heures, direction Vang-Vieng, puis se laisser secouer dans un tuk-tuk pour les vingt dernières minutes jusqu’à Nathong. Quand on pose enfin le pied dans ce village accroché à flanc de montagne, on a parcouru plus que des kilomètres : on a franchi une frontière invisible entre deux mondes.
À Nathong, le dépaysement frappe de plein fouet. Les étudiants québécois découvrent leur nouveau chez-soi pour quelques semaines : un grand dortoir où s’entassent vingt à vingt-cinq coopérants du monde entier. Pas de chambre individuelle, pas de petit refuge où s’isoler après une journée éprouvante. On dort côte à côte avec des coopérants venus d’Allemagne, d’Australie, des États-Unis, de France. On partage les sanitaires, les repas, les moments de vulnérabilité. Cette promiscuité permanente aurait pu être étouffante. Elle devient au contraire une formidable école de vie. On apprend à composer avec les ronflements du voisin, à respecter le silence quand d’autres dorment encore, à négocier l’usage de la salle de bain. On découvre que la vie en communauté exige une discipline intérieure bien plus exigeante que toutes les règles imposées de l’extérieur.
Au cœur de cette expérience, il y a aussi les neuf membres du personnel laotien qui font vivre l’ONG locale. Ces jeunes employés ne sont pas de simples facilitateurs logistiques : ils sont des partenaires à part entière dans cette aventure humaine. Pour eux, accueillir des coopérants internationaux représente bien plus qu’un emploi. C’est une opportunité précieuse de perfectionner leur anglais au contact quotidien de locuteurs du monde entier, d’acquérir des compétences en gestion de groupe, en organisation d’activités éducatives, en relations interculturelles. Dans un Laos où le secteur touristique connaît un essor fulgurant, ces savoir-faire constituent souvent la seule porte de sortie vers une meilleure condition matérielle. Les échanges entre les employés laotiens et les coopérants étrangers créent une dynamique d’apprentissage mutuel fascinante. Les Laotiens enseignent les subtilités de leur langue tonale, partagent les secrets de la cuisine locale, expliquent les codes sociaux qui régissent leur société. En retour, ils absorbent des expressions anglaises, découvrent l’Autre, s’ouvrent à d’autres manières de penser. Autour des repas du soir, ces conversations mêlent le lao et l’anglais dans une joyeuse cacophonie où chacun apprend de l’autre, où les rires compensent les malentendus linguistiques, où se tisse une solidarité qui transcende les différences de statut et d’origine.
C’est entre les murs des écoles que le défi prend chair. Ces établissements n’ont rien à voir avec les écoles du Québec. Les murs de béton brut, les pupitres bancals, les tableaux verts où la craie trace difficilement ses lignes. Surtout, il y a ces enfants au regard pétillant et au rire candide et lumineux. Certains viennent de loin pour venir en classe. Beaucoup n’ont jamais quitté leur vallée. Pour eux, ces jeunes professeurs venus du Canada et d’ailleurs incarnent une fenêtre sur l’infini du monde.
Malgré la préparation, cette expérience exige de l’adaptation. Nos certitudes, intuitions et pratiques se butent à la réalité du terrain. Comment expliquer la neige à des enfants qui n’ont jamais vu l’hiver québécois ? Comment maintenir l’attention quand les coqs chantent par la fenêtre ouverte et que les buffles passent devant la classe ? Les étudiants de Rosemont improvisent, créent, s’adaptent. Ils découvrent que l’enseignement ne consiste pas à déverser un savoir, mais à établir une connexion, à allumer une étincelle de curiosité. Quand un enfant réussit enfin à prononcer une phrase en anglais, quand ses yeux s’illuminent de fierté, c’est une victoire partagée qui vaut tous les diplômes.
Mais le véritable apprentissage se joue ailleurs, dans les interstices du quotidien. Il se niche dans ces après-midis où l’on observe les Laotiens dans leur routine, dans ces soirées où les familles se rassemblent autour d’un feu pour partager un repas frugal. La pauvreté matérielle, indéniable, contraste violemment avec la richesse des relations humaines. Ces villageois qui possèdent si peu manifestent une générosité qui bouleverse. Ils offrent le thé, partagent leur nourriture, sourient avec une authenticité désarmante.
Pour les étudiants québécois, habitués à l’abondance matérielle et à l’individualisme contemporain, le choc est brutal. Toutes leurs certitudes vacillent. Que vaut le confort moderne face à la solidarité d’une communauté soudée ? Ces questions ne sont pas théoriques. Elles s’incarnent dans chaque instant passé ici, elles infiltrent les conversations du soir, elles transforment silencieusement les perspectives.
Au fil des jours, une métamorphose s’opère. Les étudiants venus « aider » comprennent qu’ils reçoivent infiniment plus qu’ils ne donnent. Ils découvrent des ressources insoupçonnées en eux : une capacité d’adaptation qu’ils ignoraient, une résilience forgée dans l’inconfort, une ouverture culturelle qui dépasse les bons sentiments. Ils tissent aussi des liens indéfectibles avec leurs compagnons de voyage, cimentés dans le partage de moments intenses, de rires épuisés, de difficultés surmontées ensemble.
Depuis douze ans, le Projet Laos-Thaïlande propose à des étudiants de cégep une expérience de coopération internationale qui, nous l’espérons, participe à l’éveil d’une conscience citoyenne mondiale et à une ouverture sur la diversité culturelle. L’essentiel ne réside pas dans ces trois semaines vécues au Laos, mais dans la personne que l’on devient par la suite. Celle qui a saisi l’immensité et la pluralité du monde, qui a découvert que sa façon de vivre n’est qu’un chemin parmi tant d’autres, qui a touché du doigt les mille nuances fascinantes de l’humanité.
Quand l’avion redécolle de Vientiane vers Bangkok puis Montréal, les bagages pèsent à peine plus lourd qu’à l’aller. Mais à l’intérieur, quelque chose d’essentiel s’est déplacé. Un horizon s’est ouvert qui ne se refermera jamais tout à fait.
Quelques mots pour dire à quel point cette expérience a été bien plus qu’une simple aide dans les écoles. C’est une véritable expérience de vie, deux semaines qui resteront gravées à jamais dans nos esprits.
Pendant notre séjour à Sae Lao, nous avons appris énormément : la vie en communauté, la culture d’un pays inconnu, une nouvelle langue… Mais ce qui ressort le plus, ce sont les relations humaines. Que ce soit au dortoir, au restaurant, dans les écoles ou pendant les trajets, nous avons toujours été entourés et accompagnés.
Grâce aux cuisinières Yee, Paa et Meimaï, j’ai appris à préparer quelques plats laotiens malgré la barrière de la langue. Elles ont été incroyablement patientes ! Pour la préparation des cours, Tui, Simon et Polee étaient toujours là pour nous aider. Très rapidement, ils sont devenus bien plus que des encadrants : de véritables amis avec qui nous avons partagé des moments inoubliables.
Mon expérience à l’école de Nathong est difficile à résumer tellement les émotions étaient fortes. Il y avait le stress de bien faire, puis la joie de voir les enfants aimer les cours et participer. Ensuite, la hâte de revenir le lendemain pour passer encore plus de temps avec eux. Et puis la tristesse des au revoir, cette envie de rester juste un jour de plus…
Nous avons eu la chance de vivre un magnifique adieu avec une cérémonie Baçi, une tradition laotienne où l’on attache des bracelets aux personnes qu’on aime en leur offrant une bénédiction. Un moment unique et plein d’émotion, vécu à un jour du départ.
Rahabi nous a demandé de raconter notre moment préféré, mais je suis incapable d’en choisir un seul. Ce que je sais, c’est que je n’oublierai jamais les liens humains créés et qui, malgré la distance, resteront pour toujours.
Le voyage est une opportunité en or pour renforcer les relations existantes et créer de nouvelles amitiés qui dureront toute la vie. Je m’étais inscrit avec 3 amis de mon programme parce qu’on cherchait une aventure pour mettre du piquant dans notre parcours scolaire. En 3 semaines de voyage, j’ai appris à mieux les connaître que durant la dernière année et demie d’école. Cela s’explique par le fait que chaque instant se déroule en groupe, pour le meilleur et pour le pire : on rit ensemble, on pleure ensemble, on dort côte à côte et on est même malade ensemble… ou pas, si on est propre.
En parlant de maladie et de bien-être, j’aimerais glisser un gros merci à l’équipe de soins infirmiers de notre groupe. Leur bienveillance et leur grand cœur nous ont sauvés dans des moments moins plaisants du séjour. Je ne dirai pas de noms pour éviter de faire gonfler des têtes, mais des amitiés avec certaines d’entre vous dureront toujours. Merci beaucoup pour le soutien et le gigantesque sentiment d’appartenance.
Cette réalité s’applique aussi aux nouvelles rencontres faites durant le stage à SaeLao. On partage tellement de temps avec des inconnus qu’ils deviennent plus que des connaissances en quelques jours seulement. Le meilleur exemple durant la première semaine : notre Français préféré, le grand Yoan, venu de Bretagne. Il est vite devenu un des coopérants avec qui notre groupe passait du temps grâce à sa personnalité incroyable et son ouverture aux autres. Ses deux amies françaises, Ethel et Camille, les ont rejoints à la deuxième semaine.
Un moment marquant du séjour à SaeLao a été la cérémonie Baçi, un moment de communauté partagé avec les locaux, les jeunes élèves et les autres coopérants. Ce fut une réelle chance d’assister à un tel événement. J’ai dû me retenir de pleurer à plusieurs reprises tellement les émotions étaient vives. En bref, on s’échangeait des souhaits et des remerciements en s’attachant des bracelets.
Pour terminer, j’aimerais rappeler que les relations humaines sont une des nombreuses raisons de s’inscrire à ce voyage scolaire. Si vous n’êtes pas encore convaincus, voici d’autres raisons de vous lancer : les paysages époustouflants, les relations avec les locaux et les élèves, les activités de groupe, les émotions ressenties, les prises de conscience et plus encore.
Merci mille fois aux organisateurs de m’avoir choisi durant le processus de sélection. Je serai toujours reconnaissant d’avoir fait partie de ce groupe, de cette famille exceptionnelle.
Le moment qui m’a le plus touché durant mon séjour au Laos est la cérémonie qui marquait notre départ. Pendant la journée, on m’a annoncé que ce serait mieux que je change d’école pour une grande activité. En me rendant là-bas, je me suis arrêté en chemin pour saluer les enfants avec qui j’avais passé l’une des meilleures semaines. Je leur ai dit au revoir et suis parti vers l’autre école. À ce moment-là, j’ai cru que je ne les reverrais plus, que c’était fini pour de bon, jusqu’à mon arrivée à la cérémonie.
Une fois arrivé, j’aperçois les enfants de ma classe. J’ai immédiatement commencé à sourire, les larmes aux yeux. Puis j’ai vu leurs larmes couler sur leurs joues quand ils se sont approchés pour me faire des câlins.
Après ce moment émotif, Simon, l’organisateur, a fait un discours sur l’importance de cette cérémonie et son déroulement. Il a expliqué qu’on devait chasser les mauvais esprits et faire entrer les bons esprits à l’aide de bracelets qu’on attache aux poignets des autres en leur souhaitant ce qu’on veut. À la fin de la cérémonie, il n’y avait plus de place pour d’autres bracelets sur mes poignets.
Ensuite, c’était l’heure du souper. Je me suis assis à côté d’eux en mangeant et en riant avec eux. Avant de leur dire au revoir, je voulais immortaliser ce moment en prenant une belle photo de groupe. Finalement, les enfants devaient partir. Chacun leur tour, ils sont venus me faire de gros câlins en pleurant. Nous avions tous les larmes aux yeux.
Ce fut un très beau moment dont je me souviendrai pour le restant de ma vie.
Inoubliable. S’il y a un mot pour décrire cette expérience, c’est bien celui-ci. Un séjour à Sae Lao, ce n’est pas seulement du volontariat, c’est avant tout rencontrer des gens incroyables. Des gens avec des histoires à raconter, des rires à partager et des moments qui resteront gravés dans nos mémoires.
Que ce soit les personnes qui nous accompagnent, qui nous apprennent le lao ou le hmong, ou les volontaires venant des quatre coins du monde, on repart le cœur débordant de bonheur. Un merci spécial à Meimaï pour l’amour qu’elle ajoute à sa cuisine, à Pomai pour nous avoir supportés lors de tous les trajets, à Tui de m’avoir permis de m’adapter facilement, et à Polee pour m’avoir fait visiter son magnifique village.
Je suis immensément reconnaissante d’avoir eu la chance de participer à une expérience qui change la vie des enfants de Nathong. Ah, les enfants ! Des petits qui débordent d’énergie avec des rires contagieux. Leur joie se transfère vers nous avec une telle facilité que rien au monde ne semble plus important que de leur donner toute notre attention. Jouer au football, faire la course, danser et même chanter. Sans oublier qu’ils nous battent au football, courent plus vite que nous, dansent mieux que nous et chantent plus fort que nous.
J’ai beau essayer de mettre mon ressenti dans ce texte, aucun mot ni aucune photo ne pourront rendre justice à cette expérience. Tous des souvenirs irremplaçables et surtout inoubliables. On repart fatigués, un peu plus bronzés, avec quelques nouveaux mots appris, et surtout le cœur brisé de dire au revoir à tous ceux que nous avons croisés. Comme on dit, toute bonne chose a une fin, et ce n’est qu’un au revoir, non un adieu.
La dernière fois que j’ai voyagé, c’était en 2019. Depuis, j’ai terminé mes études en théâtre, fait un burn-out, passé trois ans sur le marché du travail sans trouver ma voie et suis retournée aux études sur un coup de tête en thanatologie. Bref, j’avais besoin d’un break. De décrocher quelques semaines sans penser à payer mon loyer, faire l’épicerie ou rendre mes travaux.
Aller au Laos m’a permis de faire exactement ça. Après la première nuit, tout ralentit : les gens, le temps, le rythme de vie. Être dehors dans les montagnes à prendre l’air frais et le soleil. Pouvoir prendre une pause, une vraie pause. Le genre où tu ne te sens pas coupable, le genre qui recharge vraiment ta batterie. Avec en bonus la chance de donner du temps à des jeunes qui ont soif d’apprendre et de croquer dans des fruits frais tous les jours.
Le projet Laos-Thaïlande a été pour moi une aventure inoubliable, marquée par des rencontres significatives, des échanges enrichissants, des cours d’anglais parfois chaotiques mais toujours plaisants avec mon ami Brendan, et surtout l’incroyable nourriture de Meimaï.
Étant plutôt difficile côté alimentation, à SaeLao tout était bon, même les champignons. Meimaï et les autres cuisinières nous préparaient tous les midis des repas avec amour, simplicité et toujours dans la bonne humeur. Ces moments étaient des rassemblements où tous se retrouvaient, coopérants comme staff laotien. C’était aussi l’occasion de goûter à de nouveaux aliments, parfois délicieux, parfois très étranges. Sans oublier notre cher One Sai Lee, qui nous préparait les meilleurs cafés glacés du monde.
Bref, il n’y aura jamais assez de mots pour décrire l’expérience incroyable que nous venons de vivre.
Lorsque je me suis inscrite à ce projet, je n’imaginais pas à quel point cette expérience allait me bouleverser. Elle a été riche en émotions, en apprentissages et en rencontres profondément marquantes. Je m’y suis engagée non seulement pour partager mes connaissances avec les jeunes Laotiens, mais aussi pour grandir personnellement. Et ici, bien au-delà de ce que j’avais imaginé, j’ai appris à me redécouvrir.
J’ai rencontré des personnes d’une chaleur humaine incroyable. Des liens sincères se sont tissés, autant avec les coopérants qu’avec les élèves, et de véritables amitiés sont nées. Partager, apprendre ensemble, rire, créer… tout cela a donné un sens immense à chaque journée.
Il m’est impossible de choisir un seul moment fort, car chaque instant a été précieux et mémorable. J’ai été profondément touchée par l’humanité des gens d’ici : le partage des connaissances, de la nourriture, du temps et des sourires. J’ai appris à vivre plus simplement, à savourer les petites joies du quotidien, à rire sans raison, à apprécier le bon goût des aliments et surtout… à prendre le temps. Le temps de marcher, d’observer, de respirer, de m’émerveiller devant la beauté de la nature.
Tout au long de ces deux semaines, j’ai semé, ici et là, de petites parcelles de ce que je pouvais offrir aux enfants, avec créativité, originalité et beaucoup de cœur. Une complicité indescriptible s’est créée avec les jeunes, et j’ai eu l’immense privilège d’enseigner aux côtés d’une personne exceptionnelle.
La cérémonie du Baçi restera gravée en moi. Elle m’a offert l’occasion de remercier sincèrement toutes les personnes qui travaillent sans relâche pour améliorer l’accès à l’éducation des jeunes Laotiens et de leur partager mes vœux les plus profonds.
Aujourd’hui, je me sens émue, nostalgique et profondément reconnaissante. J’écris ces mots en sachant que, peu importe où je serai, les personnes rencontrées ici, cette famille que nous avons créée, continueront de vivre dans mon cœur et dans mes pensées. À bientôt SaeLao xx
Ce projet d’enseigner l’anglais aux enfants du Laos a été pour moi bien plus qu’une simple expérience éducative : c’était une véritable aventure humaine. Dès mon arrivée, j’ai été profondément touchée par la vie en communauté, un mode de vie qui m’a immédiatement rappelé le Sénégal, mon pays d’origine. Cette façon de vivre ensemble, où chacun veille sur l’autre, m’a donné un sentiment de familiarité et de réconfort. J’ai été ravie de vivre dans ce milieu où la solidarité n’est pas un concept abstrait, mais une réalité quotidienne.
Les enfants occupaient une place centrale dans cette expérience. Leur intelligence vive, leur curiosité naturelle et leur capacité d’adaptation m’ont profondément marquée. Même lorsqu’ils ne comprenaient pas toute une phrase en anglais, ils réussissaient souvent à deviner la bonne réponse avec une logique impressionnante. Leur esprit débrouillard, leur sens de l’observation et leur soif d’apprendre rendaient chaque moment d’enseignement unique et émouvant.
Le quotidien était rythmé par les trajets en tuk-tuk, notre principal moyen de transport. Ces déplacements nous plongeaient au cœur de la vie laotienne, des rues animées et des paysages verdoyants. Le climat chaud accentuait cette sensation de dépaysement et de proximité avec la nature.
Enfin, la convivialité des Laotiens a rendu cette aventure inoubliable. Leur accueil sincère, leur gentillesse et leur générosité nous faisaient sentir comme chez nous, malgré la distance. Ce projet m’a appris que, peu importe le pays, les valeurs de partage, de bienveillance et de communauté rapprochent les peuples bien plus que les frontières ne les séparent.
Ce qui m’a le plus marquée à Saelao n’est pas un simple moment, mais une multitude de détails observés chaque jour. J’ai trouvé fascinant de voir comment non seulement les jeunes, mais tous les habitants étaient passionnés par l’idée d’apprendre l’anglais. Les élèves, âgés généralement entre 8 et 15 ans, prennent le temps après l’école de venir aux cours d’anglais et pourtant, tous sont heureux d’être présents. Il y a un certain bonheur en eux qu’on ne peut retrouver nulle part ailleurs.
Par exemple, le vendredi serait pour nous synonyme de « enfin, l’école est terminée », mais pour eux, c’est une opportunité de perfectionner volontairement leur anglais devant nous (activité Toastmaster). Même les adultes trouvent une façon de prendre des cours, que ce soit avant, pendant ou après leur journée de travail.
C’est exceptionnel de voir comment une chose que nous, les gens scolarisés, tenons pour acquise fait toute la différence pour d’autres. J’admire le désir d’apprendre de toutes les personnes que j’ai pu côtoyer ici. Malgré leur réalité pas toujours facile, ils ne baissent jamais les bras et gardent leur objectif en tête! Certains nous ont même fait part des sacrifices qu’ils doivent faire pour apprendre l’anglais : passer moins de temps avec leur famille et leurs amis. Mais au final, ils sont conscients que cela leur permettra d’avoir un meilleur emploi ainsi que davantage d’opportunités dans leur vie en général.
Tellement de beaux moments passés ensemble pendant ces 15 jours à Saelao!
J’ai d’abord eu l’impression que le temps s’était arrêté, car on se sent calme et paisible au pied de ces falaises immenses! En s’éloignant de la route principale, c’est le meuglement des vaches avec leurs cloches et l’eau des ruisseaux qui nous accompagnent. Les paysages sont tellement majestueux que cela donne le vertige!
Ensuite, la cérémonie du Baci m’a vraiment marquée. Ce rituel de nouer un bracelet en faisant des vœux bienveillants pour l’autre a permis à chacun de sortir de sa coquille et d’aller vers les autres sans jugement, seulement du positif! Plusieurs étaient émus et avaient les larmes aux yeux. C’était vraiment beau et intense. Un moment inoubliable!
Et finalement, je pourrais dire que j’ai enseigné la comptabilité en anglais au moins une fois dans ma vie! Je passais une heure chaque jour avec Tui, un jeune Lao de 25 ans, brillant et motivé pour apprendre, qui écoutait avec attention. C’était un plaisir de pouvoir échanger avec lui!
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Édition 2022