Le Collège vu par… Camille-Anne Cloutier Courval

Camille-Anne est étudiante dans le programme Sciences humaines profil Interventions psychosociales et éducation. Le Collège de Rosemont l’a rencontrée afin de discuter de son expérience collégiale. 

Cheminement scolaire 

Pourrais-tu nous parler un peu de ton parcours avant de t’inscrire au Cégep ?

Au départ je voulais aller en médecine et j’ai donc fait un préuniversitaire en Sciences de la nature. Après mon stage, je me suis aperçue que ce n’était peut-être pas pour moi. J’aimais moins l’aspect trop pressé avec les gens et trop technique. Je recherchais plus quelque chose de l’ordre du relationnel. Je voulais choisir un programme pouvant m’ouvrir les portes sur les métiers ayant un lien de proximité avec les humains, que ce soit l’anthropologie, la sociologie ou la psychologie. Les Sciences humaines étaient plus proches de mes idéaux.  

L’ambiance à Rosemont 

Comment décrirais-tu l’ambiance qui existe au Collège de Rosemont ?

Avant, j’étudiais dans un plus gros cégep et il n’y a pas du tout la même convivialité et le même rapport avec les enseignants. Ici, il y a un rapport de proximité avec les enseignants et ils sont vraiment disponibles aussi. J’ai même pu avoir de réelles relations d’amitié avec certains de mes enseignants, chose qui n’était pas vraiment possible à mon autre cégep. On est peu nombreux, donc ça crée presque une communauté des étudiants de Rosemont, car on se voit et on se reconnait autant à l’extérieur qu’à l’intérieur du cégep. J’ai pu développer de très bonnes amitiés ici 

À Rosemont, on sent aussi un peu d’innovation. Par exemple, j’ai pu participer au programme accéléré qui consistait à deux cours en une session. C’était un projet pilote et j’ai trouvé ça extrêmement bien. On sent qu’il y a toujours de la recherche pour aller de l’avant et trouver des solutions innovatrices.  

Pourrais-tu nous donner des détails sur le projet accéléré ?

En fait, c’était de chercher une manière d’augmenter les résultats scolaires. Le programme se donnait pour les cours d’Économie et de Psychologie. D’habitude c’est un programme qui est assez lourd et c’est un cours par semaine, tandis que là, nous avions deux cours par semaine. Par contre, le cours se terminait à la mi-session. Ça nous a permis de ne pas oublier la matière d’un cours à l’autre et de sentir que si on manquait un cours, ça avait un grand impact sur nos notes. Ça fait que les gens étaient beaucoup plus enclins à être présents en classe et à remettre les travaux. On sentait une réelle implication des gens qui étaient dans ce programme-là. C’était agréable et on avait l’impression de participer à un projet commun.  

Je recommanderais ce cheminement-là et, si je le pouvais, je le ferais à chacun de mes cours. Ça a eu un impact très positif sur mes notes dans ces cours-là et ça a été le cas pour la majorité des étudiants aussi.  

As-tu développé facilement des amitiés au Collège de Rosemont ?

Tout à fait, je crois que je n’ai jamais eu autant d’amis que depuis que je suis au Collège de Rosemont ! Rapidement, dès le premier cours en économie, je me suis liée d’amitié avec les deux personnes qui étaient assises à côté de moi et puis on s’est rencontrés la semaine d’après pour étudier à la maison. On est désormais inséparables, on a d’ailleurs fait plusieurs travaux d’équipe par la suite pendant la session. 

Qu’est-ce qui fait que ça a été facile pour toi de développer ces amitiés ?

Ça a été facile du fait qu’on avait des parcours scolaires assez similaires, on n’était pas directement issus du secondaire. Comme c’était un programme en sciences humaines, ça supposait qu’on avait également des intérêts communs. Qui s’assemble se ressemble, donc ça a beaucoup facilité cette amitié. Il y a aussi le fait que l’on soit tous engagés dans notre réussite, c’est-à-dire que ce n’était pas par pression sociale ou familiale qu’on était là, mais bien par intérêt personnel et par motivation qu’on retournait à l’école. On avait tous des buts et des objectifs très concrets et on s’entendait qu’on allait travailler d’arrache-pied pour les atteindre. Certainement, ça a contribué à notre amitié.  

Le programme en Sciences humaines – Profil Interventions psychosociales et éducation 

Comment décrirais-tu les enseignants dans ton programme ?

Il y a beaucoup moins l’aspect formel que l’on peut retrouver dans d’autres écoles. Il y a moins le rapport hiérarchisé que l’on peut avoir avec un enseignant. On sent que l’enseignant est disponible pour ses étudiants. Que ce soit en le croisant dans le corridor ou en envoyant des Mio, ils prennent le temps de répondre à nos questions. J’ai des professeurs qui ont répondu à des messages à 11 h le soir, un samedi matin… C’est vraiment une disponibilité qui est constante. On sent une implication réelle dans la réussite des étudiants. Le fait aussi qu’ils nous connaissent par notre prénom est une chose que je n’ai pas nécessairement vue dans d’autres cégeps.  

Quels cours ou enseignants ont marqué ton passage à Rosemont ?

Plusieurs ! Mais je pense que c’est principalement Madame Diane Yao qui enseigne en Économie. Quand on pense à l’économie, ça nous rappelle souvent des notions qui sont assez froides comme l’argent et le capitalisme. Elle a pourtant su enseigner cette matière d’une manière profondément humaine. On n’avait pas l’impression de traiter avec simplement des chiffres ou des concepts abstraits. Elle a su démontrer à quel point l’économie avait un impact chez chaque individu dans chaque ménage. Elle a vulgarisé à un point où l’économie semblait aussi simple que faire sa liste d’épicerie.  

As-tu expérimenté des types d’approches pédagogiques différentes dans tes cours au Collège de Rosemont ?

En fait, ce qui est vraiment intéressant, c’est que dans chacun de mes cours que j’ai faits, il n’y a eu aucune approche pédagogique qui était la même. Par exemple, en sociologie, le professeur a expérimenté l’idée de nous donner des Powerpoint troués et il n’y avait pas de manuels additionnels. Ça nécessitait une attention constante et ça s’est avéré efficace ! 

J’ai un autre professeur qui, lui, a opté pour le fait que l’on fasse davantage de recherches individuelles, en se disant que quelque chose qui est recherché est beaucoup plus facilement appris. Ce n’est pas toute la matière qui est apprise en classe, il y avait des lectures obligatoires où on devait chercher certains éléments. Ça a été très utile et ça nous a montré comment fonctionnait la mémoire pour mieux l’appliquer à notre personne comme technique d’apprentissage.  

Conciliation travail-études 

Est-ce que tu occupes un travail en même temps que tu es aux études à temps plein ? Si oui, quels trucs as-tu développés afin de gérer ton temps et trouver un équilibre ?

Oui tout à fait, je travaille en même temps que les études. En fait, j’ai trouvé diverses techniques, par exemple lire mes livres de classe en m’enregistrant puis m’écouter en faisant mes tâches quotidiennes (lavage, vaisselle, etc). J’essaie aussi de maximiser tous mes déplacements, donc j’ai toujours un livre avec moi au cas où. J’ai trouvé aussi que, quand je n’ai plus d’énergie pour étudier, je peux simplement chercher le nom d’une matière dans un outil de recherche et regarder des vidéos avant de m’endormir. Ça permet de faire travailler un peu la matière grise avant le sommeil !  

Sinon, juste de prendre le temps d’appeler une collègue avec qui j’étudie afin que l’on se pose des questions et qu’on se passe la balle pour étudier. Aussi, enseigner la matière que j’apprends à mes amis et ma famille afin d’ancrer mes apprentissages. Finalement, il faut être rigoureux dans la gestion du temps, la priorisation, il ne faut pas sous-estimer le temps nécessaire pour ne pas faire nos travaux à la dernière minute. Il faut parfois faire des sacrifices, que ce soit dans la vie sociale ou autre.   

La suite après le Collège  

Quelle profession te vois-tu exercer dans 5 ans ?

Ça a été un peu difficile pour moi parce que tout m’intéressait ! Finalement, j’ai opté pour la psychologie. Il me reste une session et j’irai en suite en psychologie. J’aimerais beaucoup travailler en psychologie industrielle, c’est-à-dire de développer des tests de personnalité. 

Mot de la fin 

Que retiens-tu de ton passage au Cégep ?

Deux choses que je retiens de mon passage au Collège de Rosemont, je crois que ce serait l’humanité des professeurs et l’esprit de camaraderie entre les étudiants. 

Ailleurs, souvent c’est une petite représentation de la société où il y a des groupes distants, où les gens ne se mélangent pas nécessairement. Ici, ce n’était pas du tout le cas.  

Si tu pouvais donner un seul conseil à une personne qui commencerait le Cégep en sciences humaines, que lui dirais-tu ?

Je voudrais qu’elle se lance tout simplement parce qu’elle n’a absolument rien à perdre, à part de développer des passions ! Ce n’est pas simplement des études, c’est aussi d’agrémenter sa culture générale et sa culture personnelle. Quand on est ici, on n’a pas l’impression d’étudier, pas du tout. On a l’impression d’apprendre à connaitre le monde qui nous entoure. Ça, je pense que ça peut être épanouissant pour tout le monde parce qu’il n’y a personne qui est une personne isolée, on fait tous partie d’un tout. Je pense qu’apprendre à connaitre cet ensemble-là, c’est quelque chose qui est extrêmement intéressant. 


Programme en lien avec l’article

300.M0 PR2

Sciences humaines – Profil Interventions psychosociales et éducation (Individu)

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