Le Collège vu par… Kimberly

Kimberly est finissante dans le programme préuniversitaire Arts, lettres et communication, profil Communication et médias. Le Collège de Rosemont l’a rencontrée afin de discuter de son expérience collégiale.

Cheminement scolaire

Qu’est-ce qui t’a amené à venir étudier en arts, lettres et communication – Profil Communication et médias au Collège de Rosemont?

J’ai choisi le programme de Communication et médias au Collège de Rosemont parce que j’ai qu’il y avait des cours de publicité, des cours de communications, des cours de vidéos et c’était toutes des choses qui m’intéressaient. Je faisais déjà de l’animation au secondaire, j’étais déjà vraiment impliquée, et je me suis dit que ça allait certainement m’aider de faire ça. En même temps, je savais que les communications étaient un programme qui ouvrait beaucoup de portes! Je n’avais pas beaucoup de choix parce que je n’aimais pas les mathématiques et je n’étais vraiment pas bonne en sciences, alors les communications tout le monde me voyait là-dedans, alors je me suis dit pourquoi pas, et je ne l’ai pas regretté!

Comment s’est passé ton parcours dans le programme?

J’ai vraiment aimé étudier au Collège de Rosemont, parce que les professeurs aimaient ce qu’ils faisaient. C’était comme une petite famille : tu arrivais à l’école, tu pouvais rire avec eux, c’était d’abord tes amis avant d’être tes professeurs. Les autres étudiants c’était également tous des amis, on faisait des sorties ensemble, tout le monde est là pour t’aider quand tu as des projets.

Aussi, ce sont des travaux d’équipes, et je pense que je travaille mieux en équipe que tout seule, alors ça m’a vraiment aidé à grandir.

Quand je suis arrivée ici, j’avais 18 ans, je ne connaissais pas vraiment le monde en communications… Maintenant, je finis mon DEC et j’ai eu des contacts, des gens qui travaillent à la télévision, des journalistes! On a appris à faire des événements et là tu te dis : «wow, on a appris à faire tout ça!», alors que d’autres ont eu à faire des BAC pour faire ça, toi tu es juste au cégep et tu as appris à faire tout ça, tu es devenue plus populaire, tu as eu une grande visibilité, tes abonnés Instagram ont montés! C’est vraiment le fun à Rosemont.

Pourquoi avoir choisi les communications spécifiquement au Collège de Rosemont ?

Il y a plusieurs raisons. Premièrement, j’ai choisi Rosemont parce que j’ai été choisie dans une équipe sportive et deuxièmement, le programme en communications avant l’air plus complet que les autres : on voyait vraiment que l’on pouvait toucher à tout, alors que les autres programmes que je voyais, on aurait dit que c’était plus orienté vers un choix. C’était un programme plus complet qui avait plus de diversité.

L’ambiance à Rosemont

Comment décrirais-tu l’ambiance au Collège de Rosemont?

Dans mon programme, c’est vraiment une famille, tu ne vois pas vraiment que tu étudies parce que pour la plupart des cours, tu n’as pas vraiment à étudier, mais c’est plus de la pratique. Je pense que la pratique c’est vraiment la réalité, parce que par exemple, si tu es journaliste, tu ne vas pas commencer à prendre tes notes, il faut que tu le fasses, il faut que tu sois dans l’action.

Sinon, À Rosemont en tant que tel, tout le monde se connait! Le fait que ce n’est pas un grand collège, tu peux savoir qui est en sciences humaines, tu peux savoir qui est en communications! Avec les équipes sportives, tout le monde s’encourage! Tout le monde est partout, on voit les mêmes visages chaque jour et on apprend à parler aux gens, communiquer avec eux. Pour les cours de base en français et philo, on est pas toujours avec les gens de notre programme et on se fait d’autres amis! Par exemple, quand je marche dans le couloir je dis allô à tout le monde et je pense que c’est une belle ambiance pour un cégep.

Le programme en Arts, lettres et communication – Profil Communication et médias

Qu’est-ce que tu aimes le plus du programme en Communication et médias?

L’ambiance! Quand tu viens à l’école, parfois les cours à 8 h le matin tu n’as pas nécessairement envie, mais tu te dis que tu vas être avec des amis, avec des gens avec qui tu as des cours depuis deux ans, tu les vois tous les jours… C’est vraiment ça qui m’encourage à venir à l’école tous les matins. Aussi, personne ne va parler en mal des professeurs, ce sont nos amis, on leur parle, ils nous encouragent, nous suivent sur les réseaux sociaux et like nos photos! C’est sûr que c’est une ambiance qui m’a permis de finir mon DEC avec le sourire et c’est ce que j’ai le plus aimé.

Je pense que c’est à la deuxième session que tout s’est vraiment déclenché. Tout le monde se parlait, on s’écrivait sur les réseaux, on sortait le soir ou les fins de semaine! Même quand il n’y a pas de cours, on se parle, on niaise, on rit, il y a la musique, on danse! C’est comme si le local E-119, c’était notre maison, on laisse nos affaires et on n’a pas peur de se faire voler, on a tous confiance en nous! Le dernier cours, on avait tous envie de pleurer! On a développé une chimie qui est comme une famille, si quelqu’un n’est pas là, tu le sais tout de suite que la personne n’est pas là. Si le professeur cherche quelqu’un, on va tous la texter comme si c’était nos sœurs, nos frères.

Y a-t-il des cours ou des enseignants qui ont particulièrement marqué ton passage?

Un enseignant, je pense que c’est Pierre Jacques! Déjà, on a commencé notre DEC au premier cours, à 8 h le lundi matin en communications! Ce prof-là nous a suivis un peu et tu vois à quel point il aime ce qu’il fait. C’est le prof le plus vieux, alors il sait ce qu’il fait et il a du matériel. On dirait qu’il a tout fait dans la vie et qu’il a touché à tout. À chaque chose que tu fais ou que tu lui demandes, il a la réponse. Si tu as besoin de contacts, il sait vers qui t’amener. C’est un prof qui a su développer des amitiés avec tout le monde, il est vraiment ouvert.

Le cours qui m’a le plus marqué, c’est le cours de conférence de presse. Dans ce cours, ça le dit, on a appris à faire une conférence. Ce cours requiert des connaissances de tous les autres cours qu’on a faits avant. Il fallait envoyer un communiqué de presse, donc on a dû toucher les méthodes journalistiques, les médias sociaux… Utiliser les médias sociaux c’est ce que j’ai le plus aimé.

Aussi, j’ai suivi le cours de documentaire. Mon film est allé au Cinéma Beaubien, on est allés à l’intercollégial en 2016-2017… Je pense que c’est vraiment WOW quand tu vas dans un Cinéma et que tu réalises que 300 ou 400 personnes ont vu ton film! C’est impressionnant.

Implications dans le programme

Parle-nous de ces deux expériences. Premièrement, ton film qui se retrouve au Cinéma Beaubien. Comment est-ce arrivé?

En reportage et documentaire, on devait produire un documentaire comme projet final. Images en tête, c’est un projet pour les finissants en cinéma, mais chaque année il y a un ou deux documentaires qui passent en même temps. Cette année-là, notre documentaire avait été choisi par les professeurs. Ce documentaire portait sur une famille haïtienne qui sortait du tremblement de terre. On a suivi un peu leur mode de vie, comment ils se sont réintégrés dans la société. Les profs ont vraiment aimé et ça a été présenté au Cinéma Beaubien, la salle était remplie, tout le monde l’a vu et on a eu que de bons commentaires!

Et pour l’intercollégial en cinéma?

Ensuite, notre film a été envoyé à l’intercollégial en cinéma, qui s’était passé à Maisonneuve l’année passée. Là, ce sont tous les étudiants du collégial au Québec qui ont visionné les films. On a pu voir des acteurs, on a eu des conférences, on a appris comment faire un film, on nous a présenté des sites pour se faire financer si on veut faire des films. C’était vraiment une belle expérience. Je pense que c’est une des meilleures choses qui me soit arrivée au Collège de Rosemont! Tu vois ton nom dans un pamphlet et tu te dis : «c’est toi qui as fait ce film-là!» C’est merveilleux.

Très bien! Revenons au Collège. Y a-t-il des lieux que tu as particulièrement affectionnés au Collège?

Le local E-119, c’est comme le local où tous les étudiants en communications sont. Sinon, il y a le local de montage où il y a des Macs, des logiciels de montage, c’est là où on passe la majorité de notre temps. Sinon, il y a un local de radio où on peut enregistrer, souvent on va aller là et faire semblant qu’on est des chanteurs!

As-tu vécu des types d’apprentissages qui étaient différents de l’approche classique d’enseignement?

Cette session, j’ai eu un cours de publicité. Dans ce cours, tu arrives à la première séance et le prof dit : «ne prenez pas de notes de cours, il n’y a pas d’examen!»  C’est magnifique! C’est plus un cours où le prof est allé vers l’approche pratique. Oui, elle nous donnait du matériel et un cours avec un PowerPoint, mais on n’avait pas de notes à prendre, c’était plus écouter. C’était plus de laisser aller votre créativité et de ne pas se mettre de freins. Il n’y avait pas de bonnes ou de mauvaises réponses, ce n’était que des projets qu’on faisait, des travaux d’équipes, des dessins! C’était de la publicité donc on voyait plusieurs types de publicités, on a appris à critiquer des publicités, on a appris des couleurs qui matchaient bien pour attirer l’attention, je pense que c’était vraiment différent comparativement aux autres cours que j’ai eus au cégep.

La formation générale au collégial

Y a-t-il des cours de la formation générale qui t’ont marquée ?

J’ai aimé mon cours de français 2 parce qu’on voyait des poèmes de Baudelaire et je suis quand même quelqu’un de poétique, j’écris du slam, donc c’était un peu mon monde. J’ai aimé français 3, la littérature québécoise, Michel Tremblay et les pièces de théâtre… Finalement, j’ai aimé les cours d’éducation physique, parce que c’était un moment où tu peux bouger, sortir et oublier les notes.

Vie culturelle et sportive

As-tu eu la chance de t’impliquer dans des activités à l’extérieur des cours ?

Je me suis impliquée dans l’équipe sportive du Collège, les Gaulois. J’ai joué au basket et au flag football. C’est comme ça que j’ai commencé à m’intégrer à l’école. Déjà tu rencontres des filles qui sont vraiment nice, ça devient comme une autre famille!

J’ai également participé pendant deux années à Rosemont Idol, qui est un talent show fait pour les étudiants. Ce sont des étudiants qui votent, donc ça fait plus «c’est nous qui décidons!»

J’ai fait plusieurs événements accompagnée des professeurs, comme les midis pour le recrutement de gaulois, les midis COMPAS, qui parle de l’histoire des noirs, soit du compas, de la danse, de la danse latine, et du pâté, soit un repas haïtien, c’était vraiment le fun!

Je me suis aussi impliquée dans d’autres affaires. J’ai aidé des plus jeunes que moi en communications pour leurs événements et leurs projets. Je pense que je me suis vraiment impliquée dans divers aspects à l’école.

Ça fait beaucoup d’implications ! Qu’est-ce que tu as gagné à t’impliquer dans toutes ces activités ?

Ça te prouve que tu es capable de faire plein d’affaires, ça te donne confiance en toi. Quand tu t’impliques dans d’autres aspects que ton programme, ça te donne plus de vécu et ça me donne des contacts. Par exemple, si je fais un autre événement et j’ai besoin de partager quelque part, je vais aller demander à d’autres professeurs, tu apprends plus! J’ai toujours été comme ça… Je m’implique dans plein d’affaires et après je me dis que je suis débordée! Mais ça t’aide à décrocher de la réalité et tu penses moins à des problèmes. C’est amusant.

Déménagement vers Montréal

As-tu dû déménager pour venir étudier au Collège de Rosemont?

J’ai déménagé pour être un peu plus proche, mais Rosemont ça se voyage bien parce qu’il y a beaucoup de métros qui sont assez proches. Dès que tu habites à Montréal, c’est accessible à tout le monde.

Venir étudier en communications au Collège de Rosemont, c’était vraiment mon choix parce que mes parents n’étaient pas totalement en accord. Dans la vie, il faut pouvoir faire ce qu’on veut, alors j’ai décidé d’aller vivre en appartement et de venir étudier en communications à Rosemont. Je pense que c’est le meilleur choix de ma vie, parce que je ne me verrais pas étudier en sciences humaines ni dans un autre programme. Les communications, c’était vraiment LE programme qui était fait pour moi.

Vivre en appartement te force à être plus organisée. Tu n’as pas le choix de payer ton loyer, tu n’as pas le choix de remettre tes affaires à temps, tu dois travailler à l’école et en dehors de l’école. Si j’avais été chez mes parents, je serais moins organisée et j’aurais pris plus les choses pour acquises. Si ça ne marche pas, tu as un plan B. Là, je n’ai pas de plan B, c’est moi qui suis responsable de moi-même. Tu es toute seule, et ça m’a aidé à avancer dans la vie et à être autonome.

Conciliation travail-études

Est-ce que tu occupes un travail en même temps que tu es aux études à temps plein? Si oui, quels trucs as-tu développés afin de gérer ton temps et trouver un équilibre?

Au début, à ma première session, c’était vraiment dur. Je n’ai pas vraiment été capable d’accorder les deux ensemble. Mais, après, je me suis dit que c’était assez, que je voulais réussir. Je voulais montrer de quoi j’étais capable. J’ai décidé de travailler juste la fin de semaine, donc la semaine c’était pour l’école, la fin de semaine c’était pour le travail. Depuis ce temps-là, ça s’est vraiment arrangé : j’ai plus le temps pour faire mes projets, pour sortir, je suis plus relaxe et j’ai plus le temps pour m’organiser et j’ai un peu d’argent qui rentre la fin de semaine, donc tout était correct.

La suite après le Collège

Après ta formation en Communication et médias, que prévois-tu pour la suite des choses ?

Je me suis inscrite en communications à l’Université de Montréal. Dans les autres universités, tu dois choisir un profil, mais à l’UdeM, ils offrent un programme dans lequel tu peux choisir plusieurs cours de différents profils pour compléter ton BAC. Comme je suis quelqu’un qui aime avoir plusieurs choix et avoir une grande ouverture, c’est ça que je voulais faire. Plus tard, je voudrais travailler dans les médias sociaux d’une compagnie, c’est ce que j’ai vraiment aimé. Ça a l’air tellement petit, mais tu peux tellement faire de choses avec les médias sociaux! Je pense me lancer vers cela et l’événementiel. L’événementiel, quand ça marche, tu entends vraiment les commentaires de tout le monde, tu les vois s’amuser, et j’aime vraiment ça. C’est pour ça que j’aimerais faire les deux.

En communications, on a eu plein de cours pour organiser des événements et le projet intégrateur est d’organiser un événement, alors si tu aimes ça, tu vas être servie!

Mot de la fin

Qu’est-ce que tu retiens de ton passage au Collège de Rosemont?

Si je fais un lien avec mon programme, ce n’est pas juste en restant à l’école et en faisant tes travaux que tu vas évoluer, c’est plus en touchant à d’autres affaires. En touchant à d’autres activités, tu apprends à te connaitre un peu plus et tu prouves aux gens autour de toi que tu es capable de faire autre chose et ça t’aide à grandir. Là je vais aller à l’université et je sais mieux comment m’orienter.

Si tu pouvais donner un seul conseil à une personne qui commence le Cégep dans le programme Communication et médias, que lui dirais-tu ?

Ne te mets pas de limites ! Commence fort, n’aie pas peur de prendre du leadership, ne suis pas le troupeau. Si tu es en équipe et que tu vois que les autres ne travaillent pas, n’attends pas que quelqu’un te dise quoi faire. Prends l’initiative pour avancer tes projets, ne sois pas trop en retard et ne mets pas de frein à ta créativité, c’est très important en communications.

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