Le Collège vu par… Marie-Lou

Marie-Lou est diplômée 2017 du programme de techniques en aménagement et urbanisme. Le Collège de Rosemont l’a rencontrée afin de discuter de son expérience collégiale.

Cheminement scolaire

Quels étaient tes intérêts qui t’ont amenée à choisir le programme en aménagement et urbanisme au Collège de Rosemont ?

Avant d’étudier en aménagement du territoire et urbanisme au Collège de Rosemont, j’avais fait une formation en techniques juridiques à Québec. J’ai travaillé un bout de temps dans ce domaine-là et ça me convenait plus ou moins, je ne me voyais pas dans ce domaine à long terme.

Ayant beaucoup d’intérêts, je ne savais pas trop vers quoi me diriger et je suis comme atterrie dans le programme d’urbanisme pour finalement le découvrir ! Je me suis rendu compte que le programme était un peu comme moi, c’est-à-dire avec des intérêts divers ! Ça touche un peu à tout et c’était facile de trouver son compte dans cette formation et je pense que ça me convenait beaucoup mieux que ma formation précédente.

Tu dis que la formation en aménagement et urbanisme touche beaucoup de choses. Qu’est-ce qui t’a particulièrement intéressé dans cette formation ?

Dans la formation, c’est certain que les cours qui me rejoignaient le plus, c’était tout ce qui touchait le droit et la réglementation, parce que c’est ce que j’avais fait par le passé. Finalement, il y a beaucoup d’autres facettes pour lesquelles j’ai développé un intérêt. Par exemple, le dessin, les mathématiques… Les mathématiques, je détestais ça avant, mais de les appliquer en bâtiment c’était autre chose et ça prenait tout son sens comparativement aux mathématiques floues du secondaire ! Les mathématiques avaient du sens pour une fois. Au bout du compte, mes cours préférés restaient tout ce qui est règlementation et droit. Reste que le programme nous en apprend dans tous les domaines et ce sont souvent des domaines que l’on ne connait pas du tout au départ.

Pourquoi as-tu choisi de venir étudier au Collège de Rosemont ?

Il faut dire que ce programme ne s’offre pas beaucoup au Québec ! Dans le secteur de Montréal, c’est le seul cégep qui l’offre. J’avais aussi eu de bons commentaires parce que j’étais dans un domaine où une formation s’offre à Rosemont aussi, et les gens que je connaissais n’avaient que de bons commentaires, donc je n’étais pas stressée de venir étudier ici.

Et pourquoi avoir choisi de venir étudier à Montréal ?

La vie m’a amenée à Montréal, et c’est bien tombé qu’un domaine qui me plaisait s’offrait à Montréal. C’est certain que si ça avait été un programme qui s’offrait à Chibougamau, je ne serais pas allée !

L’ambiance à Rosemont

Comment décrirais-tu l’ambiance qui existe au Collège de Rosemont ?

L’ambiance au Collège de Rosemont, c’est assez léger. Le respect règne dans les corridors, tu n’es jamais oppressée par tout le monde. La cafétéria est invitante, la nourriture est bonne, les corridors sont larges, il y a des casiers en masse, les classes sont adaptées… Dans la technique, on avait des tables à dessin, donc c’était le fun d’arriver dans un programme et d’avoir de l’espace pour créer avec les outils offerts.

Et dans ton programme, est-ce que ça a été facile pour toi de développer une camaraderie avec tes collègues ?

Dans ma technique, c’est sûr que les liens se sont tissés fort. La plupart continuent de se voir encore, moi je suis une personne plus solitaire, donc c’est sûr que je n’ai pas nécessairement connecté avec tout le monde, mais je m’ennuie d’eux !

Le programme Techniques d’aménagement et d’urbanisme

Et pourrais-tu nous parler un peu des types d’apprentissages que tu as aimés dans ton programme ?

Ce qui était le fun, c’est qu’il y avait vraiment à parts égales le théorique et la pratique. On a fait vraiment beaucoup de sorties terrain en topométrie. Seuls des arpenteurs et des techniciens en géomatiques le font, alors c’était le fun qu’on mette l’emphase là-dessus dans une technique en aménagement et urbanisme. On est sortis à deux ou trois cours chaque session, beau temps, mauvais temps. On est allés à l’extérieur aussi, on est allés sur la Rive Sud et la Rive Nord pour voir différents trucs reliés à l’environnement. Par exemple, on est déjà allés à Granby pour aller voir le lac Boivin et ce qu’ils faisaient pour réaménager le tout en fonction de notre cours en environnement. Il y a un bon équilibre entre la pratique et la théorie.

Y a-t-il des enseignants ou des cours qui ont marqué ton passage à Rosemont ?

Ce serait difficile de choisir un enseignant en particulier qui m’a marquée, honnêtement ils sont tous sur la coche ! Je n’aurais pas de préféré, chacun apportait son grain de sel à la formation, ils avaient tous leurs forces et leurs faiblesses. Ils deviennent nos amis, il n’y a pas de relation d’autorité entre les enseignants et les élèves, c’est vraiment tout le monde au même niveau. C’est quelque chose qui relie vraiment tous les enseignants de la formation, ils sont proches de nous et ils ne sont pas ni gênants ni intimidants !

Pourrais-tu nous parler d’un projet dans lequel tu t’es impliquée dans ton programme ?

Dans ma première session, j’avais différents cours, dont un qui nous faisait découvrir Photoshop. On devait personnaliser un bâtiment, le modifier et lui donner une nouvelle vocation et un nouveau look extérieur. J’avais vraiment aimé faire ce projet-là, et quand est venu le concours Chapeau les Filles, il y avait un volet Arts sur lequel on pouvait appliquer. Je me suis essayée, j’envoyé ce projet-là et j’avais expliqué pourquoi on avait fait ce projet. Finalement, boum ! J’ai eu la bourse de 2 000 $.

Conciliation travail-études

Pendant tes études, est-ce que tu as dû concilier le travail et les études ?

Quand j’étais au Collège, j’avais un travail à temps partiel.

C’est quand même ma formation qui m’a permis d’avoir cet emploi-là. Quand je n’étais pas au travail, j’étais à l’école, et vice versa. L’un et l’autre se complétaient bien quand même. Le travail était un bon complément d’information à ce que j’apprenais à l’école et me permettait de le mettre en pratique. C’était vraiment une chance d’avoir ce travail après une seule année d’études ! C’est la preuve que le programme est reconnu, les gens savent que, quand on étudie ici, on est formés. Après un an, on est déjà prêts à être sur le marché du travail.

Pour concilier travail et études, j’ai beaucoup utilisé le trou horaire qui nous est disponible au Collège de Rosemont, les mercredis après-midi. Je ne me rendais pas disponible au travail, donc j’étais toujours disponible pour faire mes travaux d’école pendant cette période-là. Tous les étudiants sont disponibles, donc pour les travaux d’équipe ça va bien aussi, c’est vraiment une bonne idée que le Collège a d’offrir ce trou horaire là.

La suite après le Collège

Depuis que tu as obtenu ton diplôme, quelles fonctions occupes-tu dans le domaine ?

J’ai terminé mes études en 2017 et je travaillais dans une municipalité pendant mes études. Quand j’ai terminé ma formation, j’ai appliqué dans une autre municipalité et je suis maintenant technicienne en urbanisme, niveau deux, à la ville de Granby. Éventuellement, ça devrait se transformer dans un poste un peu plus haut ! En seulement un an, je suis passée de technicien niveau 1 à niveau 2.

Quelle profession te vois-tu exercer dans 5 ans ?

C’est sûr que je me vois rester dans le domaine de l’aménagement et de l’urbanisme. À moyen terme, je pense que les postes d’inspecteur et de technicien sont ceux qui vont me permettre d’apprendre plus et de devenir à l’aise dans le domaine, mais c’est certain qu’éventuellement, c’est plus un poste en gestion qui m’intéresserait. Là on parle à plus long terme, on traversera le pont quand on sera rendu à la rivière !

Mot de la fin

Que retiens-tu de ton passage au Cégep ?

Ce que je retiens de mon passage ici, c’est que ça a vraiment été une bonne idée de ma part de me lancer dans quelque chose dont je ne savais pas trop ce que ça allait donner. Je ne savais pas non plus c’était quoi ce programme tout à fait ! Finalement, c’était vraiment un bon choix, parce que ça a beaucoup rejoint mes intérêts, parce que c’est vraiment diversifié. Tu n’as pas le choix d’aimer ce programme-là ! J’en ressors satisfaite et n’importe qui qui ne sait pas quoi faire devrait s’inscrire dans ce programme, ça ne se peut pas que tu n’y trouves pas ton compte !

Si tu pouvais donner un seul conseil à une personne qui commence le Cégep, que lui dirais-tu ?

Je lui dirais que c’est un bon choix de programme pour les gens qui ne sont pas certains de ce qu’ils veulent faire. S’ils ne travaillent pas dans le domaine, ils vont tout de même développer un intérêt plus fort qu’un autre par rapport à ce qu’on apprend et ce n’est tellement pas perdu tout ce qu’on apprend dans le programme ! Ça passe vite, c’est le fun et je ne vois pas pourquoi quelqu’un n’apprécierait pas ce programme. Il y a tellement d’ouvertures d’emplois par après et c’est quand même bien payé aussi !


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222.A0

Techniques d’aménagement et d’urbanisme

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