Le Collège vu par… Miguel

Miguel est étudiant en Techniques de recherche et de valorisation de données. Le Collège de Rosemont l’a rencontré afin de discuter de son expérience collégiale. 

Cheminement scolaire 

Peux-tu me parler de ton parcours avant d’arriver au Collège de Rosemont ? 

J’ai fait un DEC en Histoire et civilisation dans un autre cégep. J’ai ensuite étudié en Sciences humaines puis je me suis inscrit comme étudiant libre à l’UQÀM. C’est là que j’ai pu toucher un peu à tout (à l’urbanisme, aux sciences humaines, au féminisme, à la politique municipale…pour me rendre compte finalement que ce que j’aimais, c’était de faire des recherches, peu importe le domaine en sciences humaines. C’est pour ça que je suis venu ici, pour me spécialiser dans la recherche et devenir un protecteur de la rigueur et de la méthodologie. 

Qu’est-ce qui t’intéressait particulièrement dans ce programme ? 

J’ai été attiré par le fait de pouvoir faire des recherches dans tous les domaines possibles. Je trouve que c’est une belle manière de démocratiser l’accès à la recherche, qui est plus difficile car cela demande souvent un bac, une maitrise ou même un doctorat. Avec cette technique, ça me permet de découvrir le domaine des sciences humaines appliqué aux recherches. 

L’ambiance à Rosemont 

Comment décrirais-tu l’ambiance qui existe au Collège de Rosemont ? 

Pour avoir vu deux autres cégeps avant, j’ai vraiment été étonné. C’est plus petit, donc ça crée une ambiance chaleureuse. Je trouve que tout est plus accessible. Pour avoir des informations et des services, c’est plus facile. 

Le programme Techniques de recherche et de valorisation de données 

Qu’est-ce que vous faites dans le programme ? 

On voit beaucoup la méthodologie et on découvre le qualitatif, chose qui est mal comprises et méconnue des gens. Moi-même j’ai été étonné de ce que j’ai découvert. On a aussi accès à des diplômés du programme qui viennent en conférence pour nous expliquer les endroits et les domaines où ils travaillent. Certains sont dans les CIUSSS, d’autres dans les sociétés de statistiques ou dans les collèges. C’est très pertinent pour nous de voir à quoi peut ressembler le travail, et on se rend compte que c’est très similaire à ce qu’on fait dans les cours. 

Qu’est-ce qui t’a étonné dans le qualitatif? 

Souvent, on peut rester coincé dans une idée chiffrée. Par exemple, si tu as 10 personnes qui disent quelque chose et que, parmi celles-ci, 9 disent la même chose et une seule dit autre chose, en quantitatif, tu as donc 90 % vs 10 %. En qualitatif, tu cherches à obtenir des points de vue plus personnels, plus précis. En fait, quels que soient les pourcentages (le quantitatif), les deux points de vue ont de la valeur quand tu fais du qualitatif, et c’est ça qui m’a étonné. 

Pourrais-tu me décrire un peu tes cours ? 

On apprend des techniques de travail, autant individuellement qu’en équipe. On regarde des rapports qui existent déjà pour être capables de les analyser et de les comprendre. On regarde autant des sites internet que des rapports de 200 pages pour en ressortir la base d’information qu’il y a dedans. On apprend à utiliser des logiciels de travail comme Excel, Word ou Invivo qui est un logiciel pour le qualitatif. On voit beaucoup de méthodes de travail.  

Peux-tu me décrire en quelques mots ton programme ? 

Je dirais rigueur, objectivité, méthodologie, découverte et savoir-faire. 

Quelles sont les qualités requises pour être un bon technicien en recherche et valorisation de données? 

Accepter qu’on est humain et qu’on peut faire des erreurs. Il faut être sincère parce que, dans le domaine de la recherche, si on fait une erreur, il faut ne faut pas la cacher. C’est parfois difficile d’accepter qu’on se soit trompé. Il faut mettre nos erreurs sur la table.  

C’est un programme fascinant qui peut être difficile à comprendre en lisant seulement les descriptions de cours. C’est exponentiel le nombre de choses qu’on découvre dans ce programme. 

Peux-tu me parler de ton contact avec l’outil Excel dans le cadre du cours Organisation des données de recherche 

Je ne connaissais rien à Excel, mais je savais qu’il s’agissait d’un outil vraiment utile, important, avec une logique incroyable. Je savais qu’on pouvait vraiment faire beaucoup de choses avec ça. J’ai maintenant une bonne maitrise du logiciel: n’importe qui pourrait me donner un calcul, un tableau ou un diagramme à faire, ou bien me demander de compiler 2000 réponses à une question et je pourrais le faire, après même pas 12 semaines de cours! 

Après le Collège 

Quelle profession te vois-tu exercer dans 5 ans ?  

Je me vois dans un centre de recherche... arriver chaque matin pour répondre à une question. Si les gens ont besoin de quelque chose et qu’ils ne savent pas comment faire, ils viennent me voir pour répondre à leurs questions. 

Mot de la fin 

Si tu pouvais donner un seul conseil à une personne qui commence le Cégep dans ton programme, que lui dirais-tu ?  

Je lui dirais de s’ouvrir parce qu’il y a plein de choses qu’on croit qu’elles vont de soi […] et, avec ce programme, on apprend qu’il y a plusieurs manières de réfléchir et d’appliquer les choses. Il faut vraiment être prêt à avoir beaucoup de bagage qui peut autant s’appliquer au monde du travail mais aussi à la manière qu’on discute avec les gens autour de nous.


Programme en lien avec l’article

384.A0

Techniques de recherche et de valorisation de données

VOIR LE PROGRAMME Voir le programme
Portes Ouvertes Portes ouvertes Élève d’un jour Élève d’un jour

Vous aimerez aussi