Le Collège vu par… Jessica

Jessica est étudiante dans l’Attestation d’études collégiales assurance de dommages et communication en anglais. Le Collège de Rosemont l’a rencontrée afin de discuter de son expérience collégiale.

Cheminement scolaire

Qu’est-ce qui t’a amenée à choisir le programme en Assurance de dommages et communication en anglais au Collège de Rosemont?

J’ai un parcours qui est plutôt diversifié comme la plupart de mes collègues dans ma classe! On pourrait dire que j’ai eu une autre vie avant d’étudier en assurances. Mon rêve initial était de devenir designer de mode, j’ai d’ailleurs fait mes études dans ce domaine en sortant du secondaire. Cela m’a amenée à travailler dans le métier pour environ cinq ans.

Par la suite, je me suis arrêtée, puis j’ai commencé à me questionner parce que je trouvais que c’était difficile de survivre de son art, il fallait toujours que j’aie un deuxième emploi pour financer mes projets. Je suis retournée sur les bancs d’école et j’ai étudié en arts visuels, en joaillerie, et c’est vraiment en 2016 que j’ai vu un emploi d’expert en sinistre et j’ai commencé à m’intéresser à ce métier.

J’ai commencé à faire mes recherches sur le métier et ensuite j’ai consulté les différents collèges qui donnaient cette formation. Je me suis inscrite aux courriels de rappel du Collège de Rosemont pour savoir quand la cohorte allait débuter.

Tu dis que tu as vu un emploi d’expert en sinistre et que tu as commencé à t’intéresser au métier. Comment es-tu tombée sur cette profession?

À mon ancien travail, on recevait des offres d’emplois via le courriel interne. Je faisais de l’assistance routière d’urgence à mon emploi et je me posais beaucoup de questions à propos de ce que je voulais faire avec ma carrière. Ce n’était pas quelque chose que je voulais faire toute ma vie, c’était surtout quelque chose pour financer mes projets de joaillerie et de tout ce qui est en arts.

Je me cherchais donc quelque chose de plus stable, je me questionnais sur mon avenir. C’est arrivé un peu par hasard! J’ai commencé à poser des questions au travail, j’ai regardé la description de l’emploi, j’ai commencé à faire mes propres recherches afin de savoir ce qu’était le métier d’expert en sinistre.

Pour la formation, j’ai vu que j’avais deux choix. Soit que je pouvais faire le DEC, ou sinon il y avait l’AEC en assurances de dommages et communication en anglais, qui était beaucoup plus courte, d’une période de 1 an à 15 mois. Pour moi, puisque j’avais déjà un vécu et que j’avais déjà fait des études, je ne voulais pas me lancer dans un autre DEC et me relancer pour un autre trois ans. C’est ce qui m’a motivée à aller vers l’AEC. J’avais besoin de quelque chose qui se termine plus rapidement!

Qu’est-ce qui t’intéressait de la profession d’expert en sinistre?

Je suis une personne qui a vraiment beaucoup d’empathie et de compassion et je cherchais un métier qui allait me permettre d’aider les gens qui sont dans des situations difficiles. C’est ce que je faisais un peu en assistance routière, j’aidais les gens qui étaient dans des situations précaires et qui avaient besoin d’assistance immédiate. Dans le fond, c’est dans la même lignée que je continuais avec le métier d’experte en sinistre, parce que je me voyais les aider dans des sinistres et des réclamations. Être capable d’aider et d’épauler des gens qui ont vécu quelque chose de vraiment grave et d’être capable de les remettre dans la situation dans laquelle ils étaient avant le sinistre, je trouve cela vraiment valorisant. C’est en partie pourquoi ça m’a vraiment intéressé.

Par ailleurs, devenir expert en sinistre, ça ne prend pas juste l’AEC. Ça prend aussi un permis de l’Autorité des Marchés Financiers, donc c’est une profession, c’est un vrai métier. Il y avait à la fois le côté valorisant d’aider et le côté crédible et reconnu de la formation.

Pourquoi le métier d’expert en sinistre t’intéressait plus que les autres options?

Je n’aime pas vendre! Je sais que je pourrais être une bonne vendeuse, mais le volet vente implique un peu de pression, et ce n’est pas quelque chose que je recherchais. Je cherchais quelque chose qui allait me permettre de mettre à profit ma compassion et mon empathie, de prendre des décisions sur des dossiers d’enquête, donc c’est vraiment le métier d’expert en sinistre qui m’intéressait.

L’attestation d’études collégiales en Assurance de dommages et communication en anglais

Qu’est-ce que tu aimes le plus de la formation en assurances de dommages et communication en anglais?

Ce que j’aime le plus de ma formation en assurance de dommages, c’est que c’est une formation qui est complète. C’est un programme qui nous apprend non seulement la base de l’assurance, mais qui nous apporte des connaissances qui vont nous aider non seulement dans le métier que l’on va exercer, mais aussi dans notre vie personnelle. À la base, quand je suis rentrée dans ce métier, je suis partie à zéro, je n’avais pas vraiment de connaissances en assurances. J’ai été étonnée du nombre de choses que j’ai apprises dans ce programme-là. Je pense entre autres aux cours de droits et lois, les cours de responsabilité civile, les cours de comptabilité financière… Ce sont tous des cours qui, oui, vont nous servir dans notre métier, mais qui vont également nous aider dans notre vie personnelle.

Y a-t-il des cours qui t’ont particulièrement intéressé dans le programme?

J’ai beaucoup apprécié le cours de notions de bâtiment. C’est quelque chose que je connaissais très peu quand j’ai commencé le programme. Ça m’a permis de comprendre les structures des maisons, le type de sinistre qui pouvait arriver… Je pense que ce cours a une réelle plus-value quand on veut devenir expert en sinistre ou expert en habitation. C’est quelque chose qui va grandement m’aider sur le marché du travail, mais aussi dans ma vie personnelle si je veux m’acheter une maison!

Comment as-tu trouvé les enseignants dans le programme?

Les professeurs sont vraiment formidables, particulièrement les professeurs qui ont enseigné les cours en assurances! Ce sont des gens qui sont issus du milieu, donc ce sont des professionnels qui viennent nous enseigner l’assurance. Ils connaissent la réalité sur le marché du travail, donc d’avoir leurs connaissances était vraiment enrichissant.

Pourrais-tu nous parler un peu de l’approche pédagogique que tu as vécue dans le programme?

C’est un programme qui est très dense et qui a majoritairement des cours théoriques. C’est vraiment important de faire ses lectures, car il n’y a pas beaucoup de pratique. On a un cours à la deuxième session qui s’appelle «Communication et vente». Ce cours se base sur la façon de communiquer nos idées avec les gens et a comme base d’évaluation les oraux, mais sinon c’est beaucoup de la théorie.

Le titre du programme est Assurance de dommages et communication en anglais. Pourrais-tu nous expliquer en quoi consiste la portion en anglais?

Le programme est divisé en quatre sessions et on a un cours d’anglais à chacune des trois dernières sessions. Ces cours nous permettent de voir la base de l’anglais et de nous familiariser avec les termes de l’assurance en anglais. On a également un livre qu’on doit acheter qui nous permet de bien suivre et de bien comprendre le jargon en anglais. Les autres cours du programme se déroulent tous en français.

En cours de programme, as-tu eu de la facilité à développer des liens avec tes collègues de classe?

Oui! On est tous dans le même milieu et on a tous de l’intérêt pour l’assurance. Puisque c’est un programme de soir, il faut s’encourager aussi!

Conciliation travail-études

Puisque c’est un programme de soir, comment as-tu réussi à concilier le travail et les études?

À la base, je suis une personne qui est très organisée. Pour étudier de soir, il faut être très motivée, ça doit vraiment venir de toi. Ça peut des fois être vraiment challengeant! Je ne peux pas cacher que c’était parfois difficile de terminer de travailler et d’aller tout de suite à l’école, ça fait de grosses journées.

Par contre, je sais que c’est un programme accéléré, donc en quinze mois, on voit vraiment beaucoup de matière, mais en bout de ligne, on a un diplôme, on a quelque chose de concret. Il faut être motivé, il faut voir plus loin que le fait de faire la formation de soir!

Après le Collège

Si on se projette dans le futur, qu’est-ce que tu aimerais faire avec ta formation?

Après ma première session à l’hiver, j’ai décidé de me lancer. J’ai appliqué pour un poste chez l’un des plus gros assureurs au Canada et j’ai eu l’emploi! Je travaille donc en ce moment comme conseillère en indemnisation et j’aide les experts en sinistre à faire l’ouverture des dossiers, les suivis et j’ai aussi un volet service à la clientèle qui aide à alléger les tâches de l’expert en sinistre.

Pour moi, ça a été une chance inouïe parce que ça me permet non seulement de voir si j’aime vraiment l’indemnisation dans le milieu de l’assurance, mais aussi de mettre en application ce que j’ai pu voir en classe au niveau théorique.

Pour la suite des choses, je me vois vraiment grandir dans cette compagnie-là. Il y a tellement d’opportunités et de possibilités d’avancement en assurances que je ne suis pas inquiète du tout à me projeter dans le futur. Je sais que je vais être capable de faire une belle carrière dans le milieu!

Mot de la fin

Si tu pouvais donner un conseil à une personne qui voudrait commencer le programme dans la prochaine cohorte, que lui dirais-tu?

Je lui dirais de se renseigner! D’aller à la rencontre d’information, de s’informer sur les trois types de métiers que l’on peut exercer dans le milieu de l’assurance. Avec la formation, on peut être soit expert en sinistre, agent courtier ou souscripteur.

Il serait aussi intéressant de contacter les compagnies d’assurances pour venir un jour en tant qu’observateur afin de voir l’ambiance et à quoi ressemble une journée dans le domaine.

Si je pouvais donner un autre conseil, ce serait de dire que c’est correct de changer de métier au cours de sa carrière. Je l’ai fait moi-même et je ne regrette absolument pas ma décision!


Programme en lien avec l’article

LCA.EK (AEC)

Assurance de dommages et communication en anglais (cours de soir)

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