Stage de coopération internationale en Thaïlande

Stage de coopération internationale en Thailande
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Témoignages et vidéo

 

Caroline


Avant-dernière journée de travail au village. Ça passe trop vite malgré la fatigue et la même nourriture matin, midi et soir. En outre, le fait de pouvoir donner de l’eau à un village qui a connu deux mois sans cette ressource naturelle est très gratifiant et valorisant pour moi. Le travail consiste à installer des tuyaux à partir du haut des montagnes si jolies qu’on oublie que nous travaillons. Puis, défraichir la terre afin de poser les tuyaux jusqu’au village.

 

Ensuite, les recouvrir de terre. Les Lahus étaient vraiment contents d’avoir de l’eau, c’était beau à voir. La maison où on séjourne est fabriquée de bambou. Cela est une expérience qui, malgré les maux de dos, vaut la peine d’être vécue au moins une fois dans sa vie. Côté nourriture, rendue à Montréal, je ne mangerai pas de riz, ça c’est sûr! Au début, je ne croyais pas aimer le fait d’être dépaysée, mais finalement, tout est parfait et je recommencerais dès demain si je le pouvais. Merci à Rahabi d’avoir organisé un si beau projet, ce sera à recommencer par moi-même, qui sait?

 

 

Réal Bilodeau, accompagnateur participant

 

En juin 2016 a eu lieu un bel échange entre des villageois du nord de la Thaïlande, les Lahus, et un groupe d’étudiants et d’étudiantes du Collège Rosemont. À travers une expérience de volontariat liée à un organisme non gouvernemental situé en Thaïlande, Mirror fondation, les participants se sont donné comme objectif de munir un village d’un réseau d’aqueduc permettant à chaque maison de celui-ci de recevoir de l’eau en quantité suffisante pour les besoins quotidiens.

 

Le projet comme tel s’est effectué sur une période de huit jours durant lesquels les volontaires ont travaillé dans des conditions difficiles, mais ils ont relevé le défi avec succès. C’est donc un village reconnaissant envers leur action qu’ils ont ensuite quitté. De plus, c’est avec un sentiment d’avoir posé un geste collectif significatif pour les habitants du village qu’ils sont revenus au Québec.

 

Mais outre le projet, c’est à un changement de vie assez radical que les participants étaient confrontés, car tout au long de leur séjour, ils ont partagé le quotidien des villageois en habitant chez eux et en adoptant leur style de vie et de nourriture. Il y a donc eu là un choc à travers une culture différente de la leur. C’est sans aucun doute une expérience qui les marquera pour longtemps.


Et c’est ce pouvoir de transformation qui est intéressant avec les voyages : ils modifient notre rapport à l’autre; l’étranger devient familier et, ce faisant, le monde devient un lieu plus habitable, moins menaçant, moins apeurant que l’image trop souvent négative qu’en dressent les médias au quotidien et qui façonne par le fait même notre vision du monde.


Nous qui avons participé à ce projet porterons dorénavant sur cette région du monde un regard empreint d’une plus grande compréhension humaine née d’une relation réelle avec les gens de là-bas.


Vive les projets de coopération! Vive les échanges entre les peuples! Vive les voyages!

 

Mimi


C’était une courte expérience si enrichissante et forte en émotions. Même en très peu de temps, nous avons changé des vies : celles des villageois et les nôtres. Au début, il semblait difficile de croire en la réussite du projet de l’accès à l’eau, mais petit à petit, avec les efforts les plus intenses, nous y sommes parvenus et c’est une fierté incroyable!

 


Connie


On est le 8 juin, c’est la dernière journée dans le village. Ces derniers jours, nous avons surpassé notre limite pour accomplir un beau projet pour un nouveau village. L’expérience et le sentiment d’accomplissement que j’ai acquis vont rester gravés à jamais dans ma mémoire et mon cœur.


Présentement, mes sentiments sont mitigés. D’un côté, je suis contente qu’on ait fini le projet à temps, mais d’un autre côté, je suis triste de partir d’ici. Les villageois et les enfants vont me manquer. Je sens déjà un vide en moi. La famille qui nous a hébergées nous a accueillies à bras ouverts. Même si on ne peut communiquer verbalement, un sourire et des gestes valent mille mots. Ces gens vivent dans la simplicité, mais leur générosité est plus grande que tous les objets qu’ils pourraient posséder! 


À suivre…

 

 

Christina


Notre séjour au village Lahu est maintenant rendu à son 5e jour. Nous vivons chez une famille avec laquelle nous ne pouvons pas communiquer verbalement, ce qui rend la tâche un peu plus compliquée, mais qui, pour moi, est une expérience totalement différente, malgré mes nombreux voyages où je trouvais toujours le moyen de communiquer pour mieux connaitre le style de vie des personnes rencontrées.

 

Nous mangeons, dormons et travaillons comme eux, ce qui nous plonge totalement dans leur culture qui est un très bon moyen de connaitre leur façon de vivre. Pour la première fois de ma vie, je fais un travail qui demande énormément d’efforts physiques. Peu à peu et avec plusieurs pauses à l’ombre de ce soleil sans pitié, nous accomplissons une tâche qui crée en moi un sentiment de fierté, d’accomplissement et, surtout, le sentiment de me rendre plus utile dans ce monde où il y a tant de choses à changer; il ne changera pas du jour au lendemain, mais il changera si chacun y met son petit grain de riz!

 

Isabelle


On dit souvent que les mots sont trop faibles pour exprimer ce que l'on ressent. On dit aussi que le temps passe trop vite. Ces deux expressions sont des certitudes qui s'appliquent assurément à l'aventure que nous venons de vivre. En si peu de temps, nous avons tissé des liens, n'ayons pas peur des mots, forts, et ce, avec des gens qui, il y a deux semaines à peine, étaient presque de parfaits étrangers.

 

À un moment ou à un autre, nous sommes tous sortis de notre zone de confort et, telle une grande famille, nous étions là les uns pour les autres. Je dis souvent que, selon moi, c'est en sortant de notre zone de confort que l'on évolue le plus: j'ai vu de belles et bonnes personnes s'épanouir de jour en jour. Mon but en participant à ce voyage était d'aller aider autant que faire se peut. J'étais consciente que mon petit voyage de coopération internationale ne changerait pas le monde... mais il a changé un monde. Celui de nos familles d'accueil et de toutes celles du village. Et ça, c'est magique. C'est bouleversant.

 

Ne pouvant communiquer avec eux, c'est par des sourires, par des gestes et par de l'entraide que nous avons réussi à nous comprendre. Chaque matin, nos parents, comme on les appelait dans notre maison de six filles, nous amenaient des bananes fraîches. Chaque soir, notre maman s'assurait que nous étions les six bien cordées sous les moustiquaires. La nuit, notre maman venait tuer la grosse bibitte qui faisait peur aux filles et attendait pour être certaine que la peur était passée.

 

Manop, notre hercule thaïlandais qui sait tout faire avec un rien et avec qui l'on pouvait parler, attendait discrètement que nous soyons tous dans nos maisons respectives pour aller nous coucher. Il faisait des tournées pour s'assurer que nous étions tous 'okay okay' avec un beau sourire; nous cuisinait de bons petits plats et veillait sur nous à chaque instant sans que nous nous en rendions nécessairement compte. J'ai vraiment compris à quel point le peu que nous avons pu faire pour eux était beaucoup plus grand que ce que nous pensions.

 

Un matin, alors que j'étais la seule debout à la maison, PiAkong, notre autre guide, m'a expliqué pourquoi les villageois avaient commencé à venir nous aider et à avancer le travail quand nous avions terminé pour la journée. Ces gens ne croyaient pas en notre projet. C'était la première fois qu'un groupe de coopérants venait dans leur village et ils ne croyaient pas que leur problème d'eau pourrait être résolu.

 

Après la première journée, l'eau arrivait déjà en plus grande quantité: le lendemain matin, notre maman a fait notre lavage et a lavé nos souliers, les enfants se lançaient de l'eau en riant et, symboliquement, les 'robinets' ont été ouverts sans récipients pour récolter l'eau parce que désormais, ils n'avaient plus peur d'en manquer.

 

Pour la première fois, ils n'avaient pas à rationner l'eau à la goutte près. Une dizaine de villageois sont venus nous aider; nous, les étrangers en qui on ne croyait pas, leur avons redonné espoir. Au fond, ce n'est que d'un peu d'espoir dont ils avaient besoin, et c'est ce que nous avons réussi à leur donner. Et ça, ça vaut tout l'or du monde.

 

La grande fête de la fin pour célébrer l'arrivée de l'eau et nous remercier de notre contribution était plus qu'émouvante. J'aurais beau essayer de trouver tous les mots possibles pour vous faire ressentir un peu de ce qu'on a pu vivre, mais ce serait en vain. C'était fort, c'était beau, c'était du bonheur, c'était de la magie.

 

De la magie parce que c'est quelque chose de tellement plus fort que nous, tellement plus grand en tant que groupe qu'en tant qu'individus. Le départ a été des plus émouvants et émotif. Jamais je n'oublierai ce que nous avons vécu. PiAkong nous a dit que les villageois disaient que nous leur avions redonné la vie; eux, ils ont changé la notre pour la rendre plus belle et plus vraie.

 

C'est fou comment un court moment de notre existence peu marquer le reste à tout jamais. C'est fou à quel point un court moment de notre vie peu avoir un si gros impact pour nous, et pour les autres. Je n'ai qu'une seule envie, c'est de recommencer.

 

Merci à Rahabi de nous avoir permis de vivre cette aventure. Merci à The Mirror Foundation d'exister et d'aider. Merci à PiAkong et Manop d'être les êtres extraordinaires qu'ils sont. Merci gang d'avoir fait de ce projet une aventure inoubliable.

 

Merci à vous qui nous avez encouragé et soutenu. Pour finir, merci la vie. Hobâ ouija!