En 2012-2013, le concours de poésie célébrait sa 21e édition! En plus de gagner 50 $, trois étudiants du Collège on pu voir leur poème publié dans le prochain recueil intercollégial de poésie Pour l’instant. Ce concours est une occasion privilégiée pour les étudiants du Collège de révéler leurs talents en poésie!
Un jury, formé de deux professeurs du Collège, sélectionne trois poèmes d'auteurs différents. Ces trois auteurs reçoivent un prix de 50 $ offert par la Direction des affaires étudiantes et des communications.
Prochaine date limite pour la remise des poèmes : novembre 2013 (date à venir)
Les participants peuvent soumettre jusqu’à trois poèmes (maximum 36 lignes chacun).
En participant à ce concours de poésie, les étudiants peuvent aussi obtenir une mention à leur bulletin. Pour plus de détails sur la mention ou sur le concours, les étudiants du Collège peuvent se rendre au bureau de Jacinthe Heppell (local F-373).
Félicitations aux gagnants du concours de poésie Pour l’instant!
Cette année, six étudiants du Collège ont participé au concours de poésie Pour l’instant. Au total, 12 poèmes ont été proposés par ces jeunes auteures et auteurs. Nous tenons à remercier tous les participants et toutes les participantes et à féliciter nos trois gagnants.
Le jury a choisi les trois poèmes suivants :
- 1re choix du jury : Guérison, de Karima Bouhouali
- 2e choix du jury : Insolite, de Fadwa Cherraj
- 3e choix du jury : La serre, de Kacem Khilaji
Les trois gagnants remportent une bourse de 50 $, offerte par la Direction des affaires étudiantes et des communications. Les trois textes choisis paraitront dans le 21e recueil intercollégial de poésie Pour l’instant. La Fondation lavalloise des lettres remettra trois bourses (600 $, 300 $ et 100 $), aux auteurs et auteures des poèmes primés du recueil. Les trois finalistes seront proclamés au lancement du recueil, en mai 2013, au Collège Ahuntsic.
Finalement, un merci spécial aux juges de ce concours, monsieur Benoit Jutras et monsieur Nicholas Dawson, professeurs au Département de français du Collège de Rosemont.
Voici les trois poèmes sélectionnés.
Guérison
La vie, ensemble de syllabes et de sons
Je l’ai connue sous forme d’une chanson
Les rêves, avec leur teint éblouissant
Se traduisent dans mon âme en frissons
Couleur de crépuscule, odeur de roses
Lit de pensées où je me repose
Je ne peux lever ta main qui se pose
Sur les blessures de ma vie qui n’est plus rose
En liberté, je dois choisir mes lettres
Comme je t’ai choisi parmi tous les êtres
Car moi, l’étoile filante, je dois te connaître
Je dois porter ton rêve avant de disparaître
Voyageur des terres, roi des mers
Parcourant d’un rythme qui accélère
Mon sourire malade, mon regard amer
Dissous dans l’épaisse voix du tonnerre
Aujourd’hui, mon regard n’est plus vide
Il n’est plus pâle de gêne, ni triste ni timide
Aujourd'hui, ce regard a bâti un univers rigide
Sur les débris des opportunités invalides
Insolite
Les étoiles me chuchotent que le ciel le plus beau est le plus noir du monde et qu'il est silencieux et qu'il est parsemé d'éclats nébuleux, parfumé à la pleine lune et parachuté sur ton mur un jour où il ne manque que la pluie.
Un clou s'enfonce tout doucement dans un cœur de pierre. Ça saigne noir et ça saigne mystère. Ça coule comme un crachin de douleur, un soir gris d'été en pleurs. Ça prend de l'ampleur.
Une fleur éclot, effleure ce qu'elle peut dans l'immensité sidérante des ténèbres luxuriantes. Elle va droit au cœur et écœure. Elle est noire de couleur, cette piquante qui hante les tombes des voyageurs. Pourtant, elle brille comme un diamant de sang ou un caillot taillé.
Des larmes désarmantes coulent des yeux de l'innocence. La poésie a une poignée dans le dos. Le sang pisse en fontaine aussi vermeil que les fruits des pêchers. Et je glisse dans une flaque écarlate et je m'éclate la pensée. Le sang coule du dos des vers qui se sont échappés en prose, par la porte d'or sale des rimes qui les enchaînaient.
La serre
Chaque âme seule crache ses larmes
Le cœur las, éventriculé
Pleure et chante au sein du vacarme
Et meurt enfin au jubilé
Une serre noire sur la peau
Le Désarroi jouit d’haïr,
De divertir sur l’échafaud
Une foule morte de trop rire
« Explose donc, cœur à l’étroit
Piaille et vide ton sang et
Constate, rougi, que tu te broies
Et peux, honni, te reposer »
Gracié, le paysang s’étend
Le teint rougeâtre et empressé
Écoule ses jours au gré du temps
N’ayant de nid que ses pensées
Bleui sans âme et l’air absent
Hélas, la Tristesse l’attend
Et puis l’arrête et puis lui dit
« Mais où donc t’en vas-tu l’ami ? »
« Quérir un blanc baume d’espoir
Pour mon cœur mort et pour mon corps
Est-ce là donc faute de savoir
Que de chercher toujours, encore ? »
« C’est sans nul sens que tu accours,
Lui siffle alors l’haineux vautour
Repars en serf, ta quête est vaine
Misère est désormais certaine. »
Ainsi Tristesse et Désarroi
Ténébreux songes récurrents
Interrompirent, en aigles rois
L’élancement d’un nouveau sang.
À vous, jeunes poètes, on se donne rendez-vous l’année prochaine!
Jacinthe Heppell
Conseillère pédagogique à l'engagement étudiant